Marie PROST

 

Marie Prost [BNF]

 

 

Claudine Marie PROST dite Marie PROST

 

soprano français

(6 rue de Puzy, Lyon, Rhône, 17 septembre 1839* )

 

Fille de Claude Adrien PROST (Lyon, 09 septembre 1803 [22 fructidor an XI] Paris 10e, 05 mars 1860), caissier de commerce, et de Lucie Florise BETREMIEUX (Arras, Pas-de-Calais, 12 septembre 1815 – Paris 2e, 12 août 1900), tailleuse, mariés à Lyon le 22 mai 1837*.

 

 

Au Conservatoire de Paris, elle obtint en 1858 un 3e accessit de chant (élève de Masset) et un 2e accessit d’opéra-comique (élève de Moreau-Sainti). Elle débuta à l’Opéra-Comique en octobre de cette même année, et quitta ce théâtre en septembre 1861. Elle chanta à Metz (1862-1864) ; Nancy (1867) ; Montpellier (1868) ; Reims (1868) ; Perpignan (1869) ; Grenoble (1869) ; Brest (1870) ; Cabourg (1870) ; Douai (1871-1873).

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y débuta le 21 octobre 1858 dans le Chercheur d’esprit (Stellina) de Besanzoni.

 

Elle y créa le 12 août 1859 Voyage autour de ma chambre (Emilie) d’Albert Grisar ; le 17 décembre 1859 Don Gregorio ou le Précepteur dans l’embarras (Gilda) de Nicolò Gabrielli ; le 28 août 1860 le Docteur Mirobolan (Lise) d’Eugène Gautier ; le 02 février 1861 la Circassienne (Neïla) d’Esprit Auber.

 

Elle y chanta le Caïd (Fatma, 1860).

 

 

 

 

Opéra-Comique, le Caïd, 27 août 1860. — Mme Ugalde nous a rendu l’inimitable Virginie du Caïd. Barrielle a joué le tambour-major avec verve et rondeur. Sainte-Foy, Ponchard et Nathan ont été fort applaudis. N’oublions pas la gentille Mlle Prost, chargée du rôle de Fatma. Cette jeune artiste a failli, ce soir-là, être victime d’un accident assez sérieux : le feu a pris à son vêtement oriental, mais des secours arrivés à temps ont empêché la flamme de prendre des proportions alarmantes, et la jeune actrice en a été quitte pour une très vive émotion.

(le Ménestrel, 02 septembre 1860)

 

 

Rouen. — Mme Marie Prost a déjà tenté deux épreuves dans Guillaume Tell et dans les Huguenots ; son admission est à peu près décidée.

(Revue et Gazette musicale de Paris, 01 décembre 1861)

 

 

Théâtre de Metz. La Fiancée d’Auber. — Mlle Marie Prost, la dugazon, chargée du principal rôle, a été très légitimement applaudie. C’est une gracieuse et mélodique fiancée. Pour mon compte, je n’ai qu’un reproche à lui faire, c’est d’exagérer ses bonnes qualités. Ainsi, son aisance dégénère parfois en assurance affectée, et sa diction très nuancée et très souple en déclamation qui fatigue. Il lui sera facile d’éviter ces écueils que son talent même et son habitude de la scène dressent devant elle.

(l’Austrasie, 1863)

 

 

C’est dans le gentil opéra d’Adam qu’on a seulement aperçut la nouvelle dugazon. L’appréciation résultant de ce fait est toute à l’avantage de Mlle Marie Prost, laquelle à une voix suffisamment étendue et souple paraît joindre une certaine habileté vocale, une grande entente de la scène, et un peu de ce je ne sais quoi qui émoustille d’ordinaire un auditoire et lui fait trouver les heures plus courtes. Depuis longtemps, en effet, le Chalet n’avait été aussi prestement enlevé.

(Journal de Montpellier, 03 octobre 1868)

 

 

 

 

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