Louise LAVOYE

 

Louise Lavoye dans le 2e acte du Val d'Andorre (Georgette) à l'Opéra-Comique, dessin d'Alexandre Lacauchie, 1848

 

 

Anne Benoîte Louise LAVOYE dite Louise LAVOYE

 

soprano français

(4 rue de l’Eglise, Dunkerque, Nord, 28 juin 1823* – Paris 16e, 09 octobre 1897*)

 

Fille de Benoît Louis LAVOYE (Besançon, Doubs, 21 décembre 1800 –), musicien gagiste au 4e régiment d’infanterie de la Garde royale, et d’Anne Marie Liberté COURTAUT (Dunkerque, 20 septembre 1794 –), mariés à Dunkerque le 13 février 1822*.

Sœur d’Antoine Benoît Louis LAVOYE (Dunkerque, 05 avril 1826* –), second prix de trombone au Conservatoire de Paris en 1848, et de Marie LAVOYE, cantatrice.

 

 

Au Conservatoire de Paris elle obtint en 1839 un second prix de chant, en 1840 un premier prix de chant, et en 1842 un premier prix d’opéra-comique. Elle débuta à l’Opéra-Comique en 1843. Elle chanta également aux Concerts du Conservatoire (sociétaire le 09 avril 1845). En 1848, elle quitta l'Opéra-Comique et chanta en province et à l'étranger : Genève, Bruxelles, Lyon, Marseille (1852-1854), Bordeaux (1856), Rouen (1857-1858), Nantes (1859-1897). Elle créa l’oratorio Ruth (Ruth) de César Franck (salons Erard, 30 octobre 1845). En 1884, elle avait 61 ans et 40 ans de théâtre, ce qui lui valut 500 fr. de pension.

Elle est décédée, célibataire, à soixante-quatorze ans, en son domicile, 29 rue Mirabeau à Paris 16e.

 

 

 

Sa carrière à l'Opéra-Comique

 

Elle y débuta le 07 avril 1843 dans l'Ambassadrice (Henriette).

 

Elle y créa le 26 mars 1844 la Sirène (Zerlina) d’Esprit Auber ; le 09 août 1845 le Ménétrier (Thérèse) de Théodore Labarre ; le 03 février 1846 les Mousquetaires de la reine (Athénaïs de Solange) de Fromental Halévy ; le 04 mars 1846 l'oratorio l'Ermite ou la Tentation de Jean-Marie Josse ; le 05 août 1846 le Caquet du couvent d’Henri Potier ; le 16 septembre 1846 Sultana de Maurice Bourges ; le 16 janvier 1847 Ne touchez pas à la reine ! (la Reine de Léon) de Xavier Boisselot ; le 27 avril 1847 le Bouquet de l’Infante d’Adrien Boieldieu ; le 28 décembre 1847 Haydée (Haydée) d’Esprit Auber ; le 24 août 1848 Il Signor Pascarello (Paula) d’Henri Potier ; le 11 novembre 1848 le Val d’Andorre (Georgette) de Fromental Halévy.

 

Elle y chanta les Diamants de la Couronne ; la Part du Diable ; le Domino noir ; la Fille du régiment (Marie, 1848).

 

 

 

 

[l’Ambassadrice.]

Pendant longtemps le rôle d'Henriette a servi aux débuts des jeunes élèves sortant du Conservatoire. Il se prête en effet à faire valoir les qualités d'une cantatrice. Mlle Lavoye y a obtenu son plus beau succès, ce qui n'est pas un mince mérite, quand on songe à la perfection avec laquelle madame Damoreau avait créé le personnage d'Henriette. »

(Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869)

 

 

Chanteuse et comédienne distinguée, fut admise dès l'âge de treize ans, le 8 octobre 1838, au Conservatoire de Paris, où elle devint l’élève de Mme Damoreau. Elle y fit de très bonnes études, obtint un second prix de chant en 1839, le premier l'année suivante, et remporta le premier prix d'opéra-comique en 1842. Engagée, à la suite de ces succès d'école, au théâtre de l'Opera-Comique, elle y débuta en 1843 dans l'Ambassadrice, et fut accueillie avec faveur et sympathie par le public. Bientôt elle se vit chargée de créations importantes, dans Sultana, le Caquet du Couvent, le Bouquet de l'Infante, il Signor Pascarello, Ne touchez pas à la Reine ! ; mais les rôles qui lui firent le plus d'honneur furent ceux d’Haydée dans l'opéra de ce nom, de Zerbina dans la Sirène, de Thérèse dans le Ménétrier, de Georgette dans le Val d'Andorre, et surtout l'adorable rôle d'Athénaïs de Solanges dans les Mousquetaires de la Reine. Sa voix fraîche et pure, sa vocalisation nette et hardie, son intelligence de la scène, son élégance et sa grâce valurent à Mlle Lavoye, pendant plusieurs années, des succès incontestables et répétés. En dehors de ses créations, elle se montra aussi avec avantage dans plusieurs rôles du répertoire courant, et joua ainsi le Domino noir, la Part du diable, les Diamants de la Couronne, et divers autres ouvrages. Pourtant, malgré l'excellent accueil qu'elle recevait chaque jour du public de l'Opéra-Comique, Mlle Lavoye, j'ignore pour quelles raisons, ne resta pas à ce théâtre. Vers 1850, elle quitta Paris, et s'en alla, dans diverses grandes villes de la province ou de l'étranger, tenir l’emploi des premières chanteuses légères d'opéra et d’opéra-comique, se produisant successivement à Genève, Bruxelles, Marseille, Lyon, Bordeaux et Rouen. Depuis assez longtemps déjà, je crois qu'elle est tout à fait retirée du théâtre.

(François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens, supplément d'Arthur Pougin, 1878-1880)

 

 

Anne-Benoîte-Louise Lavoye naquit à Dunkerque le 28 juin 1823. Elle fit ses premières études musicales à Lille et les acheva à Paris. Admise au Conservatoire où elle suivit les cours de Mme Damoreau, elle obtint le premier prix d'opéra-comique en 1842, débuta l'année suivante, à l'Opéra-Comique, dans l'Ambassadrice et obtint un vif succès dans ses créations de la Sirène, Haydée, le Val d'Andorre, Ne touchez pas à la Reine, ainsi que dans les pièces du répertoire : les Diamants de la Couronne, la Part du Diable, le Domino noir.

En 1849, elle quitta Paris et entreprit des excursions couronnées de succès dans les départements et à l'étranger.

Très généreuse, nous la voyons en décembre 1854, en représentations à Lille abandonner deux cents francs de ses appointements pour la souscription en faveur de nos soldats de Crimée. A la représentation du 21 décembre, on lui jette en scène une couronne à laquelle était attachée une médaille sur laquelle on lisait d'un côté : A Mlle Lavoye, et de l'autre : 8me hussards, 21 Décembre 1854.

(Bulletin de l’Union Faulconnier, 1905)

 

 

 

 

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