Encylopédie     © l’Art Lyrique Français

ŒUVRES LYRIQUES FRANÇAISES

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V

 

 

VACANCES DE L’AMOUR (LES)

 

Opéra-comique en trois actes, musique de Mme Perrière-Pilté, représenté dans son salon le 6 août 1867.

 

 

VADÉ CHEZ LUI

 

Comédie mêlée de scènes du genre grivois, en un acte, livret de Jacques-Benoît Demautort, musique de vaudevilles, représentée à l’Opéra-Comique (1re salle Favart) le 04 août 1800.

 

 

VAISSEAU AMIRAL (LE) ou FORBIN ET DELVILLE

 

Opéra en un acte, livret de Révéroni Saint-Cyr, musique d’Henri Montan Berton, représenté à l’Opéra-Comique (1re salle Favart) le 02 avril 1805.

 

 

VAISSEAU FANTÔME (LE)

 

Opéra en deux actes, poème de Richard Wagner, d’après un épisode des Mémoires de Herr von Schnabelewopski de Heinrich Heine, traduction française de Paul Foucher et B. H. Revoil, musique de Louis-Philippe Dietsch.

 

Première représentation à l'Académie royale de musique (salle Le Peletier) le 09 novembre 1842, avec Mme DORUS-GRAS (Minna), MM. CANAPLE (Troll), MARIÉ (Magnus), PREVOST (Barlow), OCTAVE (Eric), sous la direction de HABENECK.

12 représentations.

 

Richard Wagner, avait présenté son œuvre à l'Opéra de Paris. Elle fut refusée, mais le directeur lui acheta son livret, chargeant Dietsch d'écrire une autre partition.

 

« La légende qui a fourni le sujet de cet ouvrage est tellement bizarre qu'elle n'a pu être accueillie par le public. On a néanmoins rendu justice à la musique. On a remarqué la prière, la scène chantée par Mme Dorus au premier acte et l'air chanté au second par Marié. Le sujet est le même que celui du Hollandais volant, mis en musique par Richard Wagner, qui avait vendu son livret à M. Léon Pillet. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VAISSEAU FANTÔME (LE)

 

[Der Fliegende Holländer]

Opéra romantique allemand en trois actes, d’après un épisode des Mémoires de Herr von Schnabelewopski de Heinrich Heine, poème et musique de Richard Wagner.

 

Personnages : Daland, navigateur norvégien (basse) ; Senta, sa fille (soprano) ; Erick, chasseur (ténor) ; Mary, nourrice de Senta (mezzo-soprano) ; le pilote de Daland (ténor) ; le Hollandais (baryton-basse) ; marins du navire norvégien, équipage du Hollandais, femmes.

 

L’action se déroule dans un petit port de pêche norvégien, au XVIIIe siècle.

 

Richard Wagner, écrivit le livret à Paris en 1841 et composa la musique en six semaines, au printemps 1842, à Meudon. Il présenta son œuvre à l'Opéra de Paris. Elle fut refusée, mais le directeur lui acheta son livret, chargeant Louis-Philippe Dietsch d'écrire une autre partition.

 

Première représentation à Dresde, Théâtre Royal, le 02 janvier 1843 :

Mmes Wilhelmine SCHRÖDER-DEVRIENT (Senta), Marie WACHTER (Marie).

MM. Michael WÄCHTER (le Hollandais), Carl RISSE (Daland), REINHOLD (Erick), BIELEZIZKY (le Pilote).

Chef d’orchestre : Richard WAGNER.

 

Première fois en français dans la version de Charles Nuitter au Théâtre Royal de la Monnaie, à Bruxelles, le 06 avril 1872, avec Mme STERNBERG (Senta), MM. BRION D'ORGEVAL (le Hollandais), WAROT (Daland).

 

 

BRUXELLES

Monnaie

06.04.1872

NEW YORK

Metropolitan

27.11.1889

LILLE

Opéra

28.01.1893

Senta

STERNBERG

WIESNER

TYLDA

Marie

VON EDELSBERG

HUHN

ZEVORT

 

 

 

 

le Hollandais

BRION D’ORGEVAL

REICHMANN

COBALET

Daland

WAROT

FISCHER

DULLIN

Erik

VIDAL

KALISH

SOUBEYRAN

le Pilote

BARBET

MITTELHAUSER

VASSORT

Chef d’orchestre

SINGELÉE

A. SEIDL

SINSOILLIEZ

 

Première fois à l'Opéra-Comique (salle du Châtelet) le 17 mai 1897 dans la version française de Charles Nuitter. — Mise en scène de Léon Carvalho, décors d’Eugène Carpezat, costumes de Théophile Thomas.

 

Reprise à l’Opéra-Comique (3e salle Favart) le 28 décembre 1904, mise en scène d’Albert Carré, décors de Lucien Jusseaume, costumes de Charles Bianchini.

 

 

17.05.1897

Opéra-Comique

(création)

28.12.1904

Opéra-Comique

(11e)

15.09.1911

Opéra-Comique

(31e)

Senta

Jane MARCY

Claire FRICHE

M. CHENAL

Marie

DELORN

Math. COCYTE

CHARBONNEL

 

 

 

 

le Hollandais

BOUVET

M. RENAUD

M. RENAUD

Daland

BELHOMME

F. VIEUILLE

Louis AZÉMA

Erik

JÉRÔME

L. BEYLE

Gaston DUBOIS

le pilote

CARBONNE

CAZENEUVE

FASQUIER

Chef d'orchestre

J. DANBÉ

A. LUIGINI

F. RÜHLMANN

 

44 représentations à l’Opéra-Comique au 31.12.1950, dont 34 entre le 01.01.1900 et le 31.12.1950.

 

 

Cet ouvrage est entré au répertoire du Théâtre National de l'Opéra, le 27 Décembre 1937 — Décors et costumes de Olivier Rabaud — Mise en scène de Pierre CHEREAU.

Mlles Germaine HŒRNER (Senta), SCHENNEBERG (Marie).

MM. Martial SINGHER (le Hollandais), BERNASCONI (Daland), JOUATTE (Erik), CHASTENET (le Pilote), GOURGUES (le Timonier).

Chef d'orchestre : Philippe GAUBERT

 

 

22.01.1944

50e

16.08.1946

56e

19.06.1953

71e

09.06.1956

78e

Senta

HOERNER

HOERNER

CAMART

SARROCA

Marie

SCHENNEBERG

ALMONA

SCHARLEY

SCHARLEY

 

 

 

 

 

le Hollandais

BECKMANS

BECKMANS

BIANCO

BIANCO

Daland

MEDUS

MEDUS

MEDUS

MEDUS

Erik

ROUQUETTY

JOUATTE

VERDIERE

GIRAUDEAU

le Pilote

CHASTENET

CHASTENET

RIALLAND

RIALLAND

le Timonier

DELORME

DELORME

ROUQUETTY

GOURGUES

Chef d’orchestre

RÜHLMANN

RÜHLMANN

SEBASTIAN

FOURESTIER

 

88e à l’Opéra, le 9 mai 1960 :

Mmes VARNAY (Senta), SCHARLEY (Marie).

MM. HOTTER (le Hollandais), VAN MILL (Daland), BEIRER (Erik), PASKUDA (le Pilote), ROUQUETTY (le Timonier).

Chef d'orchestre : Hans KNAPPERTSBUSCH

 

Autres interprètes des principaux rôles à l'Opéra :

Senta : Mmes VOLFER (1939), YOSIF (1947), MONMART (1956).

le Hollandais : M. CAMBON (1942).

Daland : MM. SERKOYAN (1956), SAVIGNOL (1957).

Erik : M. FINEL (1956).

 

88 représentations à l’Opéra au 31.12.1961.

 

 

« Opéra représenté à Dresde le 2 janvier 1843, puis dans plusieurs villes d'Allemagne, et repris à Munich en janvier 1865. La donnée de la pièce est la même que celle du Vaisseau fantôme représenté à l'Opéra en 1842. M. Wagner avait cédé le poème à M. Léon Pillet, qui en confia la musique à Dietsch. Le Hollandais volant fut froidement accueilli à Dresde, et fit une lourde chute à Berlin. M. de Gasperini a apprécié beaucoup mieux que nous la musique du célèbre novateur ; aussi nous lui donnons la parole sur le Vaisseau fantôme. « Dans cet opéra, a-t-il dit, Wagner se révèle, pour qui sait lire, avec ses vives préoccupations du drame, de la matière scénique ; en même temps que le musicien jeune, plein d'idées, de chaudes convictions, déborde à chaque instant le poète. L'ouverture, qu'on a entendue quelquefois à Paris, est une des plus curieuses pages de la partition. Weber est manifestement encore l'unique modèle du compositeur ; mais, sous les formes de l'auteur d'Oberon, il est facile de reconnaître le tempérament propre du disciple, la puissance de ses développements, les hardiesses de ses combinaisons harmoniques et orchestrales. Au premier abord, en écoutant cette longue ouverture, vous ne distinguez que difficilement des points d'éclaircie dans cet immense ouragan ; ce vacarme, ces vociférations des basses haletantes, tumultueuses, fatiguent vite et indisposent l'auditeur. Peu à peu la lumière se fait ; dans ce chaos des éléments déchaînés, vous reconnaissez un point central, une lumière, un phare ; c'est la mélodie que chantera plus tard celle qui attend le capitaine maudit et qui aspire à se dévouer pour lui. Cette mélodie revient sans cesse, tantôt pleine, entière, retentissante, tantôt tronquée et affaiblie, comme si le marin que le destin poursuit voyait tour à tour se rapprocher et s'éloigner de lui la terre de salut. A la fin, la mélodie, dépouillée de tous ses ornements harmoniques et portée par les harpes, s'élève et expire dans un lointain céleste ; le salut est assuré et la fatalité vaincue. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

« Cet opéra a été représenté à Bruxelles, au théâtre de la Monnaie, le 6 avril 1872. Cette nouvelle tentative en faveur du maitre de l'avenir, et à vingt-neuf ans d'intervalle, ne réussit pas. Malgré les trompettes de la renommée et le luxe de la mise en scène, la nef de M. Wagner est encore venue se briser contre le rocher de l'insensibilité publique, absolument rebelle aux beautés transcendantales émanées de ce génie méconnu. On a remarqué, comme toujours, le chœur des fileuses et le chœur dialogué des matelots et des femmes. Chanté par Warot, Bryon, d'Orgeval, Mlle Sternberg. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément, 1872]

 

« L'auteur a raconté lui-même dans quelles circonstances particulièrement dramatiques son esprit s'était emparé de ce sujet, et comment il en avait fait un poème d'opéra. Il s'embarquait en 1839 et quittait l'Allemagne pour venir en France par mer. Assailli par une tempête terrible, le navire qui le portait, détourné de sa route, dut s'estimer heureux de trouver un abri dans un petit port norvégien. Wagner avait entendu les matelots se raconter entre eux la fameuse légende populaire du « Hollandais volant », celui qu'on pouvait appeler le Juif errant des mers, espèce de capitaine sacripant qui avait encouru la colère du ciel en jurant de franchir une passe périlleuse malgré les vagues, malgré la tempête, malgré Dieu lui-même, et qui, pour punition de son sacrilège, avait été condamné à errer sur les mers pendant l'éternité. Sous l'impression de cette légende et de la tempête à laquelle il avait assisté, Wagner conçut la pensée d'un opéra dont le héros serait ce Hollandais volant, et de là naquit le Vaisseau-fantôme, dont le titre allemand est précisément le Hollandais volant (der Fliegende Holländer).

Après sept années passées sur mer, le Hollandais débarque sur la côte norvégienne. Il implore la mort, qui ne veut pas de lui, et il sait qu'il devra retourner sur les flots et  recommencer sa course éternelle s'il ne rencontre, pour le délivrer, une femme qui lui sera fidèle jusqu'au tombeau. Chemin faisant, il fait la connaissance d'un pêcheur, le vieux Daland, père d'une jeune fille nommée Senta ; l'entretien s'engage, la familiarité se produit, et, finalement, le Hollandais offre au pêcheur tous ses trésors s'il veut lui accorder la main de sa fille.

Daland ne demande pas mieux, bien que sa fille soit fiancée au jeune chasseur Erik. Il emmène chez lui le Hollandais, qui se fait connaître à. Senta. Celle-ci, cœur généreux et compatissant, consent, pour le sauver, à devenir sa femme, et jure qu'elle lui sera toujours fidèle. Le Hollandais s'éloigne. Erik a bientôt appris que Senta l'abandonne ; il vient lui reprocher cet abandon, se lamente auprès d'elle et, au milieu de ses plaintes, lui prend doucement la main. A ce moment le Hollandais reparaît, il a vu le mouvement, la main de Senta dans celle d'Erik, il se croit trompé par celle qui avait promis de le sauver... Brusquement il part, remonte sur son vaisseau, fait lever l'ancre par ses matelots et s'éloigne rapidement du rivage. Mais Senta n'est pas infidèle, et elle va le lui prouver. Senta gravit en courant l'une des plus hautes falaises qui dominent la mer, et, arrivée là, elle crie au damné : « Gloire à ton ange libérateur ! Gloire à sa loi ! Regarde, et vois si je suis fidèle jusqu'à la mort ! » Et elle se jette dans les flots. A peine a-t-elle disparu, que le navire sombre et s'abîme à son tour. Et l'on voit alors s'élever au-dessus de la mer la double image des deux êtres que l'amour et la mort ont unis pour l'éternité, et qui apparaissent transfigurés, l'un et l'autre enlacés.

On ne peut nier que ce ne soit là le sujet d'un beau drame lyrique, dont l'auteur a su d'ailleurs entremêler l'action d'incidents et d'épisodes intéressants, les uns farouches et sombres, les autres pittoresques et gracieux. La musique se ressent de l'influence de Weber, le premier modèle de Wagner, mais non sans que la personnalité de celui-ci perce et s'accuse déjà par instants d'une façon très nette. L'œuvre n'est pas essentiellement originale, mais elle est intéressante et contient de fort belles parties. Plusieurs morceaux en sont célèbres, surtout l'ouverture et le délicieux chœur des fileuses ; mais d'autres encore méritent d'être signalés, particulièrement les chœurs des matelots norvégiens, la ballade du Hollandais volant dite par Senta, son premier duo avec Erik, et surtout celui qu'elle chante avec le Hollandais. D'ailleurs, par l'époque à laquelle elle a été écrite, et surtout par la nature du sujet traité, la musique du Vaisseau-fantôme tranche avec celle des grandes œuvres de Wagner, et, si l'on y trouve déjà quelques longueurs, on peut constater que cette musique est moins tendue, moins grandiloquente que celle de ses fameux drames symboliques. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément d’Arthur Pougin, 1903]

 

 

VAL D'ANDORRE (LE)

 

Drame lyrique en trois actes, livret d’Henri Vernoy de Saint-Georges, musique de Fromental Halévy.

 

Première représentation au théâtre national de l'Opéra-Comique (2e salle Favart) le samedi 11 novembre 1848, mise en scène d’Henri, décors de Pierre-Luc-Charles Ciceri, Henri Martin, Auguste Rubé, Joseph Thierry et Charles Cambon, avec Mmes Révilly, Darcier, Lavoye, MM. Audran, Jourdan, Mocker, Battaille, Palianti, Henri, sous la direction de Théodore Labarre.

 

Représentation au Théâtre-Lyrique (boulevard du Temple) le 15 octobre 1860.

 

« Le poème est intéressant et la partition renferme de très belles pages. Cet ouvrage a eu déjà la plus brillante destinée. La scène se passe dans les Pyrénées, où fleurit la petite république d'Andorre. Rose-de-Mai est une orpheline au service d'une riche fermière nommée Thérèse. Georgette, autre jeune paysanne, complète ce trio féminin. Stéphan, le chasseur de chamois, parle au cœur de toutes trois, mais n'a des yeux que pour Rose. Un vieux chevrier, Jacques Sincère, dont le type rappelle celui d'Edie Ochiltree de Walter Scott, possède tous les secrets de ces personnages, et s'intéresse aux deux jeunes amoureux. Il veut même donner à Rose, pour sa dot, la somme de 3,009 livres, fruit de ses économies pendant quarante ans ; mais voilà qu'au milieu des rivalités qu'inspire le beau Stephan, un recruteur arrive pour réclamer les quinze citoyens que la république d'Andorre doit fournir pour le service de la France. Le sort désigne Stéphan. Dans son désespoir, le chasseur s'enfuit dans la montagne, où il sera poursuivi, atteint, puis traité en déserteur. Rose, cédant à une inspiration funeste, dispose d'une somme confiée à sa garde par Thérèse, et s'en sert pour racheter son fiancé. Elle compte sur le don promis du vieux chevrier, et c'est dans sa pensée un emprunt de quelques heures. La pauvre Rose est accusée de vol et comparaît devant le conseil des anciens, rassemblé sur la montagne pour la juger. Les scènes les plus déchirantes se succèdent. Pour conclure , le vieux chevrier aidant, la pauvre fille découvre, dans sa rivale et son accusatrice, dans la fermière Thérèse, sa propre mère, qui la reconnaît et obtient du tribunal un facile pardon. Ce drame, plein d'émotions, a été traité par le grand compositeur avec cette sensibilité profonde et exquise qui était particulière à son tempérament et à son génie. La partition est riche en effets variés. Un sentiment vif de la nature anime l'ouverture. L'air du chevrier : Voilà le sorcier, est un chef-d'œuvre de coloris musical. Le quatuor : Savant devin, est d'une déclamation vraie et spirituelle. Rien n'égale la chaste et naïve rêverie de la romance chantée par Rose-de-Mai :

 

Marguerite,

Qui m'invite

A te conter mes amours.

 

Dans le second acte, rempli par les situations les plus pathétiques, on remarque surtout les couplets : Le soupçon, Thérèse, chantés avec une expression admirable par Battaille, qui a obtenu un grand succès dans la création du rôle difficile du chevrier. Le finale de cet acte est magnifique. Le troisième acte offre des morceaux qui ne le cèdent en rien aux précédents sous le rapport de la mélodie et de l'effet scénique. On y distingue particulièrement la romance de Stéphan : Toute la nuit suivant la trace ; le trio : Mon Dieu ! l'ai-je bien entendu ? dont la strette est pleine de chaleur, et enfin la scène du jugement. Mlle Darcier a laissé des souvenirs durables dans le rôle de Rose-de-Mai, comme actrice et comme cantatrice. L'ouvrage a été d'ailleurs monté exceptionnellement ; car l'administration de l'Opéra-Comique était encore riche en sujets de divers caractères. Audran, Jourdan, Mocker, Henri et Palianti, Mlles Lavoye et Révilly formaient, avec Mlle Darcier et Battaille, un ensemble très satisfaisant. Le Val d'Andorre a été joué au Théâtre-Lyrique en octobre 1860, avec succès. Mme Meillet remplit le rôle de Rose-de-Mai, créé par Mlle Darcier ; Mlle Roziès, celui de Georgette ; Monjauze, Fromant, Battaille, Meillet, ceux du chasseur, de Saturnin, du chevrier et du recruteur Lejoyeux. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

« Distribution au Théâtre-Lyrique le 15 octobre 1860 : Le Chevrier, Battaille ; Stephan, Monjauze ; Lejoyeux, Meillet ; Saturnin, Fromant ; Rose-de-Mai, Mme Meillet ; Georgette, Mlle Roziès ; Thérésa, Mme Zévaco. Cette brillante distribution détermina en partie le succès de quatre-vingts représentations consécutives que le Val d'Andorre obtint au Théâtre-Lyrique. Halévy était déjà atteint par le mal qui devait l'emporter, en 1862 ; mais ses biographes racontent que le bon accueil fait à son opéra lui procura un retour momentané à la santé. — Le Val d'Andorre fut créé à l'Opéra-Comique le 11 novembre 1848. La « Chanson du Chevrier », morceau favori de la partition, courut alors tous les carrefours, alternant avec les Girondins. C'est ainsi qu'en 1793, on avait vu une autre pastorale (Il pleut, bergère...) donner la réplique à la fulgurante Marseillaise. — Voir Notice sur la vie et les ouvrages de F. Halévy, par Beulé ; Paris, 1862, gr. in-8°. Fromenthal Halévy, sa vie et ses œuvres, par M. Léon Halévy (son frère) ; Paris, 1863, grand in-8°. Halévy écrivain, par M. Arthur Pougin ; Paris, 1865, in-8°. Consulter aussi les pages 314 et suivantes de la Musique à Paris, d’Albert de Lasalle et E. Thoinan ; 1863, Morizot ; in-18. »

[Albert de Lasalle, Mémorial du Théâtre-Lyrique, 1877]

 

 

VALASKI ET OPHÉLIE ou LE PASSAGE DE L’HERMITAGE

 

Opéra-comique en trois actes, musique de Dreuilh, représenté vers 1805 au Grand-Théâtre de Marseille, où cet artiste remplissait les fonctions de chef d'orchestre.

 

 

VALCOUR ou UN TOUR DE PAGE

 

Opéra-comique en un acte, musique de Devienne, représenté à Feydeau en 1797.

 

 

VALENTIN ou LE PAYSAN ROMANESQUE

 

Opéra-comique en deux actes, livret de Louis-Benoît Picard et Claude-François Loraux, musique d’Henri Montan Berton, représenté à l’Opéra-Comique (salle Feydeau) le 13 septembre 1813.

 

 

VALENTINE D'AUBIGNY

 

Opéra-comique en trois actes, livret de Jules Barbier et Michel Carré, musique de Fromental Halévy, représenté à l'Opéra-Comique (2e salle Favart) le 26 avril 1856, avec Mlles Caroline Duprez, Zoé Bélia, MM. Charles Battaille, Mocker, Nathan.

 

« La conception bizarre du livret a nui à l'effet de la partition, qui renferme des morceaux distingués, notamment l'air de Gilbert : Comme deux oiseaux ; les couplets de Boisrobert : Un amoureux, accompagné par un pizzicato d'un effet très heureux, et le boléro de Sylvia. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VALENTINE DE MILAN

 

Opéra-comique en trois actes, livret de Jean-Nicolas Bouilly, musique d’Etienne-Nicolas Méhul, terminée par Louis-Joseph Daussoigne, représenté à l’Opéra-Comique (salle Feydeau) le 28 novembre 1822, décors de Mathis et Desroches.

 

« Beau et brillant succès, mérité par l'intérêt du sujet, et par une des plus belles compositions musicales que possède la scène de l'Opéra-Comique ; tous les honneurs de la soirée ont été pour Méhul, dont le buste a été couronné sur le théâtre. Il faut ajouter que l'ouvrage était dans les cartons de l'Opéra-Comique depuis plus de quatorze ans. »

[Almanach des spectacles, 1823]

 

 

VALET DE CHAMBRE (LE)

 

Opéra-comique en un acte, livret d’Eugène Scribe et Mélesville, musique de Michele Enrico Carafa, représenté à l'Opéra-Comique (salle Feydeau) le 16 septembre 1823.

 

« C'est le joli vaudeville de Frontin, mari-garçon, auquel une musique un peu trop savante a fait perdre quelque chose de sa vivacité. Heureusement le jeu de d'Arboville et de madame Boulanger a bien couvert ce défaut, et l'ouvrage n'a pas fait moins de plaisir qu'à la rue de Chartres. »

[Almanach des spectacles, 1824]

 

« Le duo du valet de chambre est devenu un morceau classique. Il a la verve, l'élégance, le tour mélodique qui conviennent aux morceaux de concert. Parfaitement écrit pour les voix et sur une situation facile à comprendre, il a dédommagé, par un succès qui n'est pas épuisé, le compositeur de ses innombrables revers, qu'il faut surtout attribuer à la supériorité de la musique de son rival, hâtons-nous d'ajouter, de son vieil et fidèle ami, Rossini. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VALET DE CHAMBRE DE MADAME (LE)

 

Opérette, musique d’Olivier Métra ; jouée aux Folies-Bergères, en novembre 1872. Chantée par Mme Stani.

 

 

VALET DE CŒUR (LE)

 

Opérette en trois actes, livret de Paul Ferrier et Charles Clairville, musique de Raoul Pugno, représentée aux Bouffes-Parisiens le 19 avril 1888 avec Mmes Grisier-Montbazon, Macé-Montrouge, Gilberte, MM. Cooper, Montrouge et Lamy.

 

« Musique aimable et fine, gâtée par un livret fâcheux, dont la lourdeur et le peu d'agrément vinrent enrayer le succès. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément d’Arthur Pougin, 1903]

 

 

VALET DE DEUX MAÎTRES (LE)

 

Opéra-comique en un acte, en prose, livret de Jean-François Roger, musique de François Devienne, représenté au Théâtre Feydeau le 03 novembre 1799, puis à l’Opéra-Comique (salle Feydeau) le 12 novembre 1801.

 

 

VALET DE DEUX MAÎTRES (LE)

 

Opéra-comique en un acte, livret de Jean-François Roger, musique de Vincenzo Fiocchi, représenté à l’Opéra-Comique (salle Feydeau) le 26 octobre 1802.

 

 

VALET-POÈTE (LE)

 

Opéra-comique en deux actes, livret de Fernand Renoz, musique du vicomte Raoul de Lostanges, représenté dans un atelier de sculpture avenue Dauphine en février 1862, et chanté par des artistes du Théâtre-Lyrique : MM. Petit, Legrand, Girardot et Mlle Amélie Faivre.

 

 

VALETS DE GASCOGNE (LES)

 

Opéra-comique en un acte, livret de Philippe Gille, musique d’Alfred Dufresne, représenté au Théâtre-Lyrique (boulevard du Temple) le 2 juin 1860, avec MM. Girardot, Wartel, Potel et Mlle Amélie Faivre.

 

« La donnée est plutôt celle d'une farce que celle d'un opéra-comique. Deux marquis sont si pauvres qu'ils s'imaginent de se servir à eux-mêmes de valets. Ils endossent tour à tour l'habit galonné et l'habit de cérémonie, quittant et reprenant l'épée et le chapeau à cornes. Il y a une nièce à marier ; son autant découvre le stratagème et en abuse de telle sorte qu'on n'a rien à lui refuser. La partition offre un duo bouffe bien traité et de jolis couplets. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

« Le livret, développement ingénieux d'une donnée plaisante, avait pour interprètes Girardot, Potel et Wartel, qui étaient de gais compères. Quant à la partition, Mlle Amélie Faivre lui prêtait toutes les grâces de son talent. M. Philippe Gille, dont le nom a reparu souvent, et avec honneur, sur les affiches des théâtres de genre, rédige actuellement au Figaro le compte rendu des livres nouveaux. Alfred Dufrêne, son beau-frère, est mort après avoir fait représenter aux Bouffes-Parisiens deux opérettes : Venant de Pontoise, et Maître Bâton. »

[Albert de Lasalle, Mémorial du Théâtre-Lyrique, 1877]

 

 

VALETS MODÈLES (LES)

 

Opérette en un acte, livret de Francis Tourte, musique de Georges Douay, représentée à la salle Taitbout en 1875.

 

 

VALLÉE SUISSE (LA)

 

Opéra-comique en trois actes, livret de Sewrin et René Alissan de Chazet, musique de Joseph Weigl, représenté à Saint-Cloud le 29 octobre 1812, puis à l’Opéra-Comique (salle Feydeau) le 31 octobre 1812. C'est un agréable ouvrage comme pièce et comme musique.

 

 

VALMIERS ou LE SOLDAT DU ROI

 

Opéra-comique en trois actes, paroles de Verment-Muriton, musique de Champein, représenté à Paris en décembre 1805.

 

 

VALSE ET MENUET

 

Opéra-comique en un acte, livret de Joseph Méry, musique de Louis Deffès, représenté au Kursaal d’Ems le 27 juillet 1865. Ce petit ouvrage a été assez favorablement accueilli pour qu'il soit bientôt joué sur un des théâtres de Paris.

Il fut repris au théâtre de l'Athénée le 16 avril 1870. Quelques changements ont été faits à la pièce pour la représentation française. Le canevas est si léger qu'il ne peut intéresser que les désœuvrés d'une ville d'eaux. Un baron arrive à Weimar pour engager une danseuse qui doit figurer dans les divertissements qu'il est chargé d'organiser à l'occasion d'une fête à Versailles ; il se trompe et engage une cantatrice ; de là quiproquos et dénouement tel quel. M. Louis Deffès est un compositeur d'esprit qui aurait dû n'associer sa musique élégante et très mélodique qu'à des pièces de quelque valeur littéraire. On a entendu sa musique avec plaisir, mais on n'a pris aucun intérêt à ce livret insipide. Je rappellerai parmi les morceaux les plus goûtés un trio, la leçon de menuet et la valse. Il y a une singularité dans cet ouvrage : c'est que deux personnages y jouent du violon, la prima donna et le baryton ; ce qui en rendra l'exécution assez difficile. Cet opéra-comique a été très bien chanté par Aubéry, Justin Née, Laurent et Mlle Singelée.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément, 1872]

 

 

VAMPIRE (LE)

 

[Der Vampyr]

Opéra allemand en quatre actes, livret de W. A. Wohlbrück, musique de Heinrich August Marschner.

 

Première représentation à l’Opéra de Leipzig le 29 mars 1828.

 

« Cet ouvrage, fort remarquable, se distingue particulièrement par l'expression caractérisée des personnages de la pièce et par une harmonie originale et vigoureuse. Le Vampire ne pâlirait pas trop à côté du Freischütz de Weber, l'ancien compétiteur de Marschner. Cet opéra fut accueilli avec enthousiasme et représenté sur les théâtres de toutes les villes de l'Allemagne. Il le fut aussi à Londres et à Liège le 27 janvier 1845, avec succès. Il a été traduit et adapté à la scène française par Ramoux, et on se disposait à le donner à l'Académie de musique lorsque les événements de 1830 en firent ajourner la représentation. Les ouvrages écrits de l'autre côté du Rhin à cette époque, tels que ceux de Spohr, de Marschner et de Lindpaintner, offraient des beautés que nous cherchons vainement dans les élucubrations ténébreuses et prétentieuses de la jeune école allemande. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VAN DYCK

 

Opéra-comique en trois actes, paroles de Delamotte, musique de Villent-Bordogni, représenté sur le théâtre de Bruxelles dans le mois de novembre 1845. Les mélodies y sont faciles et gracieuses ; l'instrumentation bien traitée. On a surtout remarqué deux airs nationaux : Pier lala et Reuzen, Reuzen ! intercalés au moment de la distribution des prix aux compagnies d'arquebusiers. Le trio du second acte et le duo entre Rubens et Van Dyck au troisième acte, ont laissé une bonne impression du talent de Villent.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VAN DYCK AMOUREUX

 

Opéra-comique en un acte, livret d’Emile Max et Leclerc, musique de Marie de Pierpont, représenté à la salle Kriegelstein le 9 janvier 1888.

 

 

VANINA

 

Opéra en quatre actes, livret de Legouvé et Louis Gallet, musique d’Emile Paladilhe (1887-1890), non représenté.

 

 

VANINA D'ORNANO

 

Opéra en trois actes, livret de Léon Halévy, musique inachevée de Fromental Halévy.

 

 

VANNINA (LA)

 

Drame lyrique en trois actes, livret de Paul de Choudens, musique de Paul Bastide, représenté à Rouen le 29 janvier 1926. => fiche technique

 

 

VAUNAVET L’EMPAILLEUR

 

Opérette en un acte, livret d’Ad. Huard et Gabriel, musique de Georges Douay, représentée aux Délassements-Comiques le 05 mai 1866.

 

 

VEAU D’OR (LE)

 

Drame lyrique en trois parties, paroles de M. Privat, musique d’Auguste Caune, représenté avec succès en avril 1881, sur le Grand-Théâtre de Marseille.

 

 

VEILLÉE (LA)

 

Opéra-comique en un acte, livret de Paul Duport et Amable Villain de Saint-Hilaire, musique d’Alexandre Paris, représenté à l’Opéra-Comique (salle Ventadour) le 14 février 1831, avec Mmes Pradher, Lemesle, MM. Moreau-Sainti, Henri, Féréol.

 

« C’était un livret de pensionnaire de Rome, sans invention, dépourvu de situations musicales, parfaitement capable de décourager un jeune artiste de la carrière lyrique. Le héros de la pièce a quitté la maison paternelle et sa fiancée pour se faire corsaire. Il revient au logis après quatre années d’absence, pendant lesquelles, grâce à son honnête négoce, il a amassé une belle fortune. Il apprend en arrivant que Mlle Nancy, sa fiancée, va épouser un rival odieux. Il manifeste son indignation en annonçant son départ et en léguant par testament toute sa fortune à son infidèle. Ce trait de délicatesse touche tous les cœurs et amène une réconciliation. Paris a été l’élève de Lesueur, et ses premières compositions avaient fixé sur lui l'attention publique ; mais la partition de son opéra-comique ne doit être considérée que comme une de ces nombreuses épaves, de ces frutti di mare des concours de l'Institut. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VEILLÉE (LA)

 

Opérette en un acte, musique de Mme Jacques-Labalette, représentée à Lille en novembre 1863.

 

 

VEILLÉE DE JEANNE D’ARC (LA)

 

Grande scène lyrique pour soprano, chœur d’hommes et orchestre, poésie de Pierre-Barthélemy Gheusi, musique d’Ernest Lefèvre-Dérodé, exécutée sur le Grand-Théâtre de Reims en mars 1895.

 

 

VEILLÉE DES NOCES (LA)

 

Opérette en trois actes, livret d’Alexandre Bisson, Edouard Bureau et Fernand Jattiot, musique de Frédéric Toulmouche.

 

Représenté aux Menus-Plaisirs le 21 juin 1888 avec Mmes Pierny et Savenay, MM. Gellio, Francès, Germain et Bartel.

 

 

VEILLEUSE (LA) ou LES NUITS DE MILADY

 

Opérette en un acte, livret de Gustave Lemoine, musique de Mme G. Lemoine (Loïsa Puget) ; jouée au Gymnase en 1868. La scène se passe à Bagnères-de-Bigorre, entre milord, milady et le docteur Gérard. Il s'agit d'une leçon de courtoisie conjugale, que se donnent mutuellement les époux en se mettant l'un l'autre à la porte de leur logis. Le canevas en est fort léger ; quant à la musique, l'auteur de tant de romances qui ont joui autrefois d'une si grande vogue aurait pu rester elle-même sans déchoir. Son genre d'inspiration gracieux, mélodique et sans prétention convenait mieux à une opérette de salon comme la Veilleuse, que le rythme un peu embarrassé, les altérations et les modulations qui compliquent sa partitionnette ; le plus joli morceau est la mélodie dialoguée : Ce voile trop léger. Cet ouvrage a été chanté par Pradeau, Vois et Mme Irma Marié.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément, 1872]

 

 

VELLEDA

 

Opéra en cinq actes, paroles de Jouy, musique d’Aimon, représenté à l'Opéra en 1824.

 

 

VELLÉDA

 

Opéra en quatre actes, livret d’Augustin Challamel (1818-1894) et Jules Chantepie, d’après les Martyrs de Chateaubriand, musique de Charles Lenepveu (écrit pour Adelina Patti).

 

Première représentation à Londres, Covent Garden, le 04 juillet 1882, dans la version italienne de G. Vacotti, avec Adelina Patti (Velléda), Mme Valleria (Ina), et Mlle Stahl (Even), MM. Nicolini (Cœlius), de Reszké (Senon) et Cotogni (Teuter).

 

Première en français à Rouen, théâtre des Arts, le 18 avril 1891, avec Mmes Levasseur (Velleda) et de Béridez (Even), MM. Leprestre (Cœlius) et Lequien (Senon).

 

« Il serait superflu de dire que le sujet de Velleda est tiré de l'épisode bien connu des Martyrs de Chateaubriand. Velleda, prêtresse de Teutatès, aimée du chef gaulois Teuter, inspire aussi une passion profonde, mais secrète, à Cœlius, le général des Romains, qui, sous un déguisement, pénètre chez les Gaulois, où il est reconnu par Teuter, qui devine son dessein. Celui-ci lui envoie la druidesse Ina pour l'attirer à un rendez-vous, tandis que sur les conseils de Senon, père de Velleda, il fait prêcher la révolte par cette dernière. Cœlius est exact au rendez-vous, où, au lieu de Velleda, qu'il attendait, il trouve Ina. Bientôt le signal de la révolte s'allume sur les rochers, les cris de guerre retentissent, et Cœlius, surpris, va être mis à mort, quand survient Velleda, qui le sauve et lui permet de s'éloigner. Il reprend le commandement de son armée, écrase les rebelles, mais cédant aux supplications de Velleda, à qui il a déclaré sa passion, il fait grâce aux prisonniers. Il enfreint ainsi les ordres du César de Rome, qui exigeait le massacre des révoltés. Obligé de fuir pour échapper au châtiment, il va retrouver Velleda sur les bords de l'Océan et s'apprête à partit avec elle, lorsque les Gaulois, conduits par Teuter et Senon, viennent les surprendre et arrêter leur départ. C'est une femme, Even, qui aimait Cœlius et qu'il a dédaignée, qui, pour se venger, a révélé à Senon les amours de sa fille et du chef romain. Accusée de sacrilège, Velleda se poignarde et Cœlius se tue à ses côtés.

Le drame manque d'habileté, et la passion y est plutôt indiquée que marquée en traits vigoureux et vraiment scéniques. Il a suffi néanmoins pour inspirer au musicien une œuvre intéressante, empreinte de noblesse, écrite avec le plus grand soin et dans laquelle, à côté de pages puissantes, on remarque surtout des épisodes pleins de grâce, de charme et de poésie. Si l'on peut signaler, pour leur vigueur et leur sonorité, le chœur du premier acte : Teutatès veut du sang ! la scène de la conjuration au second et la fête du troisième acte, il faut louer particulièrement la jolie romance de Cœlius : Dans ma vie, et son cantabile : En vain dans la forêt, la curieuse ballade d'Even : Gallia se berçait et le duo plein de tendresse : Loin des bruits vains de la terre. Ce sont là des pages sincères, heureusement inspirées, et d'un caractère bien français. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément d’Arthur Pougin, 1903]

 

 

VENANT DE PONTOISE

 

Opérette, livret de Mestepès, musique de Dufrène, représentée aux Bouffes-Parisiens le 19 février 1856. Musique facile et agréable.

 

 

VENDANGE (LA)

 

Opéra-comique en deux actes, paroles de Joigny, musique de Quaisin, représenté au théâtre des Amis des Arts (théâtre Molière) en 1798.

 

 

VENDANGE (LA)

 

Opéra-comique en trois actes, avec ballet ; livret en dialecte alsacien, musique de Weckerlin, représenté au théâtre de Colmar en mai 1879.

 

 

VENDANGE ENSORCELÉE (LA)

 

[D'r verhäxt herbst]

Opéra-comique en quatre actes, en dialecte alsacien, livret de Mangold, musique de J.-B. Weckerlin, représenté à Colmar, avec un très grand succès, le 31 mai 1879.

 

 

VENDANGES DE SURESNES (LES)

 

Comédie en un acte, en prose, avec un divertissement, paroles de Dancourt, musique de Gilliers et de Grandval père, représentée au Théâtre-Français en 1695.

 

 

VENDANGEURS (LES) ou LES DEUX BAILLIS

 

Opéra-comique en un acte, livret de Pierre-Yvon Barré et Pierre-Antoine-Augustin de Piis, musique de vaudevilles, représenté à l'Opéra-Comique (Hôtel de Bourgogne) le 07 novembre 1780.

 

 

VENDÉE

 

Drame lyrique en trois actes et quatre tableaux, paroles de Charles Foley et Adolphe Brisson, musique de Gabriel Pierné, représenté sur le Grand-Théâtre de Lyon le 17 mars 1897. Le titre de l'ouvrage et l'époque de l'action : juin 1793, en indiquent suffisamment le sujet, la Vendée royaliste se soulevant contre la France républicaine. C'est l'affreuse guerre civile, la sanglante lutte des « Blancs » et des « Bleus », que les auteurs ont mise en scène, et de la façon la plus sombre et la plus mélodramatique, sans même l'éclairer d'une lueur de tendresse ou de passion vraiment humaine. C'est là le défaut du poème, qui laisse au spectateur une impression pénible et lourde. La partition de Vendée est l'œuvre d'un artiste de talent, bien doué, et déjà sûr de lui, et auquel on souhaiterait seulement un peu plus de personnalité. Ce n'est pas une œuvre de combat, comme celles que nous donnent certains jeunes musiciens, un peu trop entichés de formules nouvelles et de théories extravagantes. M. Pierné ne cherche pas midi à quatorze heures, il va droit son chemin, se laissant aller à sa nature, et paraissant se peu soucier de suivre servilement les doctrines que quelques-uns voudraient imposer à tous et qui, sous couleur de prétendue indépendance, emprisonneraient l'art dans une forme étroite, dans un moule unique. En un mot, M. Pierné, sans faire fi de certaines idées nouvelles, ne renie pas non plus le passé et se rattache, en somme, à la vraie école française, avec sa clarté et son éclectisme bien entendu. On peut citer comme particulièrement bien venues certaines pages de sa partition. Au premier acte, l'air de Jeanne : Ah ! mon cœur se remplit d'ivresse, le récit qui se termine en duo : C'était dans une nuit d'opale, et le finale qui n'est pas sans grandeur, mais qui manque un peu de nouveauté ; le second acte serait à signaler presque en entier, et le compositeur y a introduit plusieurs thèmes populaires, qu'il a traitées avec beaucoup de savoir et d'habileté ; enfin, au troisième, nous trouvons un beau prélude d'une belle venue, le serment du chef vendéen et le duo de Jeanne et du duc de Guérande ; tout cet acte est, d'ailleurs, bien conduit et d'une réelle puissance dramatique. Vendée avait pour interprètes Mmes Chrétien-Vaguet (Jeanne), Cossira (Yvonne), Mary Girard (une fille), Duperret (la comtesse), MM. Delvoye (Jagault), Bucognani (le duc), Ramieux (le chef vendéen), Chalmin et Durand.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément d’Arthur Pougin, 1904]

 

 

VENDÉENNE (LA)

 

Opéra en trois actes, paroles de M. Maillot, représenté au théâtre de Rouen le 9 décembre 1857.

 

 

VENDÉENNE (LA)

 

Drame lyrique en un acte, paroles et musique d’Ernest Garnier, représenté au Grand-Théâtre de Lyon en février 1903.

 

 

VENDETTA (LA)

 

Opéra en trois actes, livret de MM. Léon et Adolphe, musique de Henri de Ruolz, représenté à l'Académie royale de musique le 11 septembre 1839. Le sujet de cet ouvrage a été tiré du célèbre roman de M. Mérimée, Colomba. On a remarqué plusieurs chœurs d'une bonne facture, et particulièrement le chœur des chasseurs. Duprez, Massol, Levasseur et Mlle Nathan ont concouru à cette représentation. M. de Ruolz s'est fait connaître par des inventions plus durables et plus avantageuses.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VENDETTA (LA)

 

Drame lyrique, paroles d’Eugène Lefebvre, musique de Charles Berlandier, représenté à Alger en février 1901.

 

 

VENDETTA (LA)

 

Drame lyrique en quatre actes, paroles de H. Bérard et Ed. Martin, musique de Georges Palicot, représenté à la Salle des Agriculteurs le 21 mars 1903.

 

 

VENDETTA (LA)

 

Drame lyrique en trois actes, livret de Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet, musique de Jean Nouguès, représenté à l’Opéra de Marseille le 27 janvier 1911.

 

 

VENDÔME EN ESPAGNE

 

Opéra en trois actes, paroles d'Empis et Mennechet, musique de Herold et d’Esprit Auber. Cette pièce de circonstance avait pour objet de célébrer le retour du duc d'Angoulême à Paris.

 

 

VENGEANCE DE PIERROT (LA)

 

Opérette en un acte, paroles de H. Lefebvre, musique de Blangini fils, représentée aux Bouffes-Parisiens le 17 mars 1865.

 

 

VENGEANCE ITALIENNE ou LE FRANÇAIS À FLORENCE

 

Opéra-comique en deux actes, musique de Jupin, représenté à Strasbourg le 12 novembre 1834.

 

 

VENGEANCE PATERNELLE (LA)

 

Comédie en un acte, livret de Joseph Patrat, musique d’Armand-Emmanuel Trial, représentée à l’Opéra-Comique (1re salle Favart) le 18 février 1792.

 

 

VENGEANCES (LES)

 

Opéra, musique de Langlé, écrit au commencement du XIXe siècle (inédit).

 

 

VENGEUR (LE)

 

Opéra bouffe en un acte, livret de Nuitter et Beaumont, musique d’Isidore-Edouard Legouix, représenté au théâtre de l'Athénée le 20 novembre 1868. On a remarqué l'air d'Elvire : Je suis Espagnol, et les couplets : Voilà l’vengeur, mesdames, voilà l’vengeur, et un nocturne à deux voix. On voit que ce vengeur n'est pas bien redoutable. Joué par Léonce, Luce et Lorentz, et Mlle Van Gheel.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VENISE

 

Opéra en trois actes et quatre tableaux, musique de Raoul Gunsbourg, orchestration de Léon Jehin.

Première à la Monnaie de Bruxelles le 08 novembre 1913 avec Mmes Marie Kousnezoff (Nelly Harfield), Viceroy, Cuvelier, Somers, Prick, MM. Rousselière (Jean Nérom), Ponzio (Mareuil), Demarcy, Dua, Dufranne, Valata, Vinck.

 

 

VENISE

 

Opérette en trois actes, livret d'André Mouézy-Eon, lyrics d'Albert Willemetz, musique de Tiarko Richepin, représentée au Théâtre Marigny le 25 juin 1927. => fiche technique

 

 

VENISE LA BELLE

 

Opéra-comique en un acte, paroles de Lambert et Lefebvre, musique d’André Simiot, représenté à Lyon en février 1853. On a remarqué la facilité mélodique avec laquelle ce petit ouvrage a été écrit.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VÉNITIEN (LE)

 

Grand opéra en quatre actes, poème de Louis Gallet, musique d’Albert Cahen, représenté sur le théâtre des Arts à Rouen, le 14 avril 1890, avec Mmes Bossy et Fouquet, MM. Lafarge, Mondaud, Vérin et Schmidt.

 

« Le sujet de cet ouvrage est tiré d'un poème de lord Byron, le Siège de Corinthe, relatif au siège que les Turcs firent subir, en 1715, à la ville de Corinthe, défendue par les Vénitiens. Aux péripéties de cette action se mêle une histoire d'amour qui se termine par un dénouement profondément dramatique. La partition, pour être un peu trop dépourvue d'originalité, est du moins écrite avec soin. Parmi les pages les plus intéressantes, on signale au premier acte un chœur de jeunes Vénitiens, un duo d'amour d'où se détache une jolie phrase : Non, viens, oublions le monde, et la séance du Conseil des quarante ; et au second, qui se passe dans le camp des Turcs, une pittoresque chanson de berger, un air de ténor inégal mais non sans qualités, et un vigoureux chaut de guerre. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément d’Arthur Pougin, 1903]

 

 

VÉNITIENNE (LA)

 

Comédie-ballet en trois actes, avec un prologue, paroles de Lamotte, musique de Labarre, représentée à l'Académie royale de musique le mardi 26 mai 1705. Cette pièce, dont la structure était faible, ne survécut pas à quelques représentations ; mais elle prépara le succès des Fêtes vénitiennes de Danchet et Campra. Le sujet se prêtait en effet à la variété du spectacle, dans lequel on voyait défiler Momus, Euterpe, Arlequin, Pantalon, le Docteur, Spezzafer, Scaramouche, Polichinelle, Pierrot, Léonore, Octave, Isabelle, Spinette, Isménide la devineresse, Isménor le devin, Zerbin, des barquerolles, c'est-à-dire des mariniers, des masques, des sorciers, des Espagnols et des bohémiens.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VÉNITIENNE (LA)

 

Opéra-ballet en trois actes, paroles de Lamotte, musique de Dauvergne, représenté par l'Académie royale de musique le 3 mai 1768.

 

 

VENT-DU-SOIR ou L'HORRIBLE FESTIN

 

Opéra bouffe en un acte, livret de Philippe Gille, musique de Jacques Offenbach, représentée aux Bouffes-Parisiens le 16 mai 1857.

 

« A en croire les récits des voyageurs, les sauvages manqueraient essentiellement de gaieté ; mais si on en juge par ceux des Bouffes-Parisiens, on serait tenté de prendre Robinson Crusoé pour un mystificateur et le capitaine Cook pour un misanthrope. Le fait est qu'on se pâmait de rire à voir le terrible Vent-du-Soir manger un ours sacré en croyant dévorer un coiffeur, et son compère le Lapin-Courageux avaler une tabatière à musique qui égayait sa digestion en exécutant (in petto) une valse entraînante.

Voilà pour le comique ; quant à l'élément gracieux, Mlle Garnier et, après elle, Mlle Maréchal, étaient chargées de le représenter. Dans un rôle de princesse sauvage, ces dames portaient à ravir un costume qui ne pesait peut-être pas cinq cents grammes.

Désiré a débuté dans cette pièce en jouant le personnage de Vent-du-Soir avec une effervescence et un luxe de mimique qui compromirent son succès. Plus tard, il s'est relevé de ce demi-échec et, en atténuant les violences de son jeu, en cherchant à allier la finesse à l'excentricité excessive, il a su se faire un ami du public.

Désiré venait de Marseille où depuis quatre ans il faisait fureur. Avant, il s'était fait remarquer au Théâtre-Royal de la Haye ; il y jouait, de prédilection, le rôle de Bourguignon dans les Jeux de l'Amour et du Hasard. On a conservé aussi un bon souvenir de Désiré au théâtre des Galeries Saint-Hubert à Bruxelles et au théâtre de Montmartre, où il a débuté avec succès dans le Philtre champenois. »

[Albert de Lasalle, Histoire des Bouffes-Parisiens, 1860]

 

 

VENTE APRÈS DÉCÈS (LA)

 

Opéra-comique en un acte, paroles d'Etienne, musique de Dourlen, représenté au Gymnase-Dramatique le 1er août 1821.

 

 

VÉNUS AU MOULIN D'AMPIPHROS

 

Tableau bouffon et mythologique en un acte, livret de Jules Brésil, musique de Paul Destribaud, représenté au théâtre des Bouffes-Parisiens le 31 mai 1856, avec MM. Guyot, Wilfrid et Mlle Hesmès.

 

« Je ne sais si un sonnet bien fait vaut à lui seul un long poème ; mais ce que j'affirme, c'est qu'une romance réussie vaut mieux que certains opéras que je pourrais nommer ‑ si ce n'était, le respect que je dois au lecteur. ‑ Or, c'est justement par une romance que le talent de M. Destribaud nous fut révélé. Mais, quelle romance ! c'est cette idylle fantastique et rêveuse comme un conte allemand, ce poème attendrissant qui a nom 1'Ondine. Quand on a fait 1'Ondine, on peut bien se reposer ; mais M. Destribaud, au lieu de jouir de ce droit superbe, a donné encore la Chanson de Fortunio ‑ empruntée au Chandelier, l'amoureuse comédie de Musset, ‑ le Chant de l'Almée, sur des paroles de M. Méry, et quantité d'autres pièces de chant et de piano. De la Vénus au moulin d'Ampiphros il est resté un trio de table bien fait, le gracieux andante de l'ouverture et la jolie chanson du tabac. »

[Albert de Lasalle, Histoire des Bouffes-Parisiens, 1860]

 

« C'est encore une parodie. On a remarqué un bon trio de table. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VÉNUS D'ARLES (LA)

 

Opérette en trois actes, livret de Paul Ferrier et Armand Liorat, musique de Louis Varney, représentée au théâtre des Nouveautés le 30 janvier 1889, avec Mlles Mathilde Auguez, Juliette Darcourt, Stella, MM. Brasseur père et fils, Piccaluga, Guy, Lauret.

 

 

VÉNUS ET ADONIS

 

Tragédie en un prologue et cinq actes, livret de Jean-Baptiste Rousseau, musique de Henri Desmarets.

 

Première représentation à l'Académie royale de musique (1re salle du Palais-Royal) le 17 mars 1697 par Mme Desmatins (Vénus) et Du Mesny (Adonis), sous la direction de Marin Marais.

 

« Cet ouvrage a eu un certain succès, puisqu'il a été repris vingt ans après la première représentation. Les quatre rôles d'Adonis, de Mars, de Cydippe et de Vénus ont été chantés d'abord par Du Mesny, Hardoin, Mlles Desmatins et Rochois, et ensuite, en 1717, par Cochereau, Thévenard, Mlles Antier et Journet. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VÉNUS ET ADONIS

 

Opéra en un acte, paroles de Collet de Messine, musique de Mondonville, représenté à l'Opéra le 9 mai 1758.

 

 

VÉNUS ET ADONIS

 

Opéra, musique de Fortia de Piles, représenté à Nancy en 1784.

 

 

VÉNUS ET ADONIS

 

Scène lyrique, paroles de Louis de Gramont, musique de Xavier Leroux, représentée à l’Opéra le 24 janvier 1897, puis aux Arènes de Nîmes le 13 août 1905.

 

 

VÉNUS INFIDÈLE

 

Bouffonnerie mythologique, paroles d’A. Pouillon, musique de Léon Roques, représentée à l'Eldorado en septembre 1868. Chantée par Victor (Mars), Valérie (Adonis), Mlle Chretienno (Vénus).

 

 

VÊPRES SICILIENNES (LES)

 

Opéra en cinq actes, livret d’Eugène Scribe et Charles Duveyrier, d’après Casimir Delavigne, musique de Giuseppe Verdi.

 

Personnages : la duchesse Hélène (soprano) ; Henri, un jeune Sicilien (ténor) ; Guy de Montfort, gouverneur de Sicile (baryton) ; Jean de Procida, chef des patriotes siciliens (basse) ; le comte de Vaudemont (basse) ; Ninette (contralto) ; Daniel (ténor léger) ; Thibault (ténor) ; Robert (basse) ; Manfred (ténor).

 

L’action se déroule à Palerme, en 1282.

 

Première représentation à l'Académie impériale de musique (salle Le Peletier), en présence du couple impérial, le 13 juin 1855, avec Sophie Cruvelli (Hélène), Louis Gueymard (Henri), Louis-Henri Obin (Procida), Bonnehée (Monfort), S. Sauvier, sous la direction de Narcisse Girard.

 

Première à la Monnaie de Bruxelles le 18 novembre 1856 avec Mme Vandenhaute (Hélène), MM. Wicart (Henri Nota), Carman (Guy de Montfort), Depoitier (Procida).

 

« Cet ouvrage a été composé expressément pour la scène française. M. Verdi a donné à son style plus d'ampleur, une déclamation plus soignée et à son instrumentation plus de fini et d'intérêt que dans d'autres ouvrages. Néanmoins les Vêpres siciliennes n'ont pu prendre place dans la pléiade des opéras qui ne quittent pas le répertoire. Le rôle d'Hélène a été écrit pour les moyens exceptionnels de Mlle Sophie Cruvelli, qui a obtenu un grand succès de cantatrice dans le boléro du cinquième acte. Gueymard a laissé de bons souvenirs dans le rôle d'Henri et surtout dans le duo du quatrième acte. Il a été remplacé par Villaret lors de la reprise des Vêpres, le 20 juillet 1863. Nous rappellerons l'air de Procida, chanté par Obin au second acte : Et toi, Palerme, ô beauté qu'on outrage. La danse occupe une large place dans la partition de cet opéra. Indépendamment du ballet des Quatre saisons au troisième acte, il y a une jolie tarentelle au deuxième. La romance d'Henri, au cinquième acte : La brise souffle au loin, est une mélodie pleine de fraîcheur et de poésie. Bonnehée a mérité de vifs applaudissements pour la manière pathétique et expressive dont il interprétait le rôle de Montfort dans l'air du troisième acte, et surtout dans le beau duo : Quand ma bonté, toujours nouvelle, l'empêchait d'être condamné.

L'opéra des Vêpres siciliennes, traduit en italien par Fusinato et Caimi sous le titre de Giovanna di Guzman, a été représenté au théâtre ducal de Parme le 26 décembre 1855 et à la Scala de Milan le 04 février 1856. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VERCINGÉTORIX

 

Drame musical en quatre actes et sept tableaux, livret d’Arthur Bernède et Paul de Choudens musique de Félix Fourdrain.

 

Représenté à l’Opéra de Nice le 31 janvier 1912.

 

 

VERCINGÉTORIX

 

Epopée lyrique en quatre actes, livret d’Etienne Clémentel et J. Louwyck, musique de Joseph Canteloube de Malaret.

 

Créée à Paris, à l'Académie Nationale de Musique (Palais Garnier), le 22 juin 1933 — Décors dessinés par Etienne Clémental — Mise en scène de Pierre Chéreau.

Mmes NESPOULOUS (Mélissa), LAWRENCE (Keltis), LAPEYRETTE (la Grande Druidesse), MAHE, HOLLEY, RICQUIER, TESSANDRA, ALMONA, MANCEAU, MONTFORT (les Druidesses), MAHE (Epone), FRANCK (une Femme).

MM. Georges THILL (Vercingétorix), André PERNET (Gobannit), SINGHER (Ségovax), LE CLEZIO (Régulus), ASCANI - débuts - (Durnac), GILLES (Vercassilaun), MOROT (Cavaros), FROUMENTY (Critognat), ETCHEVERRY (Viridomar), CHASTENET (Tarcillos, un Soldat), ERNST (un Vieillard, un Soldat), MADLEN, FOREST, DE LEU (3 Soldats).

Chef d'orchestre : Philippe GAUBERT

 

9e à l’Opéra, le 13 décembre 1933, avec les créateurs, sauf :

Mme MAHIEU à la place de Mme Holley, et M. DE LEU (Tarcillos).

 

N.-B. — Le rôle de « La Grande Druidesse » a été également chanté à l’Opéra par Mme RICQUIER (1933), remplacée alors dans le sien par Mme DONIAU-BLANC.

 

9 représentations à l’Opéra au 31.12.1961.



 

VÉRIDIQUE HISTOIRE DU DOCTEUR (LA)

 

Action musicale en un acte, livret de Serge Aubert, musique de Maurice Thiriet, représentée à la Comédie des Champs-Elysées le 29 mai 1937.

 

Première à l'Opéra-Comique (3e salle Favart) le 19 mars 1959, mise en scène d'André Boll, décors et costumes de Suzanne Roland-Manuel. 6 représentations en 1959, soit 6 au 31.12.1959.

 

 

VÉRONIQUE

 

Opérette en trois actes, livret d’Albert Vanloo et Georges Duval, musique d’André Messager.

 

Créé aux Théâtres des Bouffes-Parisiens à Paris, le 10 décembre 1898 par Mmes Mariette SULLY (Hélène), Anna TARIOL-BAUGÉ (Agathe), MM. Jean PÉRIER (Florestan) et REGNARD (Coquenard), sous la direction de Désiré THIBAULT.

 

Représentation en français à Bruxelles, le 19 janvier 1900 ; à Lisbonne, au printemps 1901 ; à Genève, le 11 février 1902 ; à Bucarest, en février 1907 ; au Caire, au printemps 1938.

 

Première fois à l'Opéra-Comique (3e salle Favart) le 07 février 1925 à l'occasion d'un Gala au bénéfice des Associations d'Artistes.

Mmes Edmée FAVART (Hélène), Anna TARIOL-BAUGÉ (Agathe), VILLETTE (Ermerance), DESTANGES (Denise).

MM. André BAUGÉ (Florestan), André ALLARD (Coquenard), Eugène DE CREUS (Loustot), ROUSSEL (Séraphin).

Chef d'orchestre : Fernand MASSON.

Seule représentation à l’Opéra-Comique au 31.12.1950.

 

 

« Opérette représentée avec beaucoup de succès aux Bouffes-Parisiens le 10 décembre 1898. Pièce aimable et gaie, avec une jolie pointe de tendresse, musique élégante, sans grande nouveauté parfois, mais fine et délicate, écrite avec une rare distinction, interprétation exquise de la part de M. Jean Périer et de Mlle Mariette Sully, il y avait là de quoi justifier un succès de bon aloi et qui n'a pas été un instant douteux. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément d’Arthur Pougin, 1904]

 

 

VERROU (LE)

 

Opérette en un acte, livret de Louis Battaille, musique de Frédéric Barbier, représentée à l’Eldorado le 31 octobre 1879.

 

 

VERS LA GLOIRE !

 

Ode dramatique en cinq tableaux, paroles de Georges Garnir et Victor Lagye, musique de Léon Du Bois, représentée à la Monnaie de Bruxelles le 28 mars 1919 avec Mme Wybauw-Detilleux (la Belgique), MM. Farini (un soldat), Demarcy (un artisan), et le concours de M. Marcy du Théâtre du Parc.

 

 

VERSEZ, MARQUIS !

 

Opérette en un acte, livret d’Alexis Bouvier et Edouard Prével, musique de Frédéric Barbier, représentée aux Folies-Marigny le 19 avril 1862.

 

 

VERTIGO (LE)

 

Opérette en trois actes, livret de Crisafulli et Henri Bocage, musique d’Hervé, représentée à la Renaissance le 29 septembre 1883, avec MM. Jolly, Marcel, Mmes Thuillier-Leloir et Cécile Lefort.

 

 

VERT-VERT

 

Opéra-comique en un acte, livret de Desfontaines, musique de Nicolas Dalayrac, représenté à l'Opéra-Comique (1re salle Favart) le 11 octobre 1790.

 

 

VERT-VERT ou LE PERROQUET DE NEVERS

 

Opéra-comique en un acte, paroles de Bernard Valville, musique de Gauthier, représenté au théâtre des Jeunes-Artistes le 2 décembre 1800.

 

 

VERT-VERT

 

Opéra-comique en trois actes, livret de Henri Meilhac et Charles Nuitter, musique de Jacques Offenbach, représenté à l'Opéra-Comique (2e salle Favart) le 10 mars 1869, décors de Philippe Chaperon, avec Mlles Girard, Cico, Moisset, Tual, MM. Capoul, Sainte-Foy, Gailhard, Couderc, Potel.

 

« Le livret a été imité d'une ancienne pièce de MM. de Leuven et Desforges, dans laquelle Mlle Déjazet a obtenu un grand succès il y a près de quarante ans. La scène se passe dans un pensionnat. La sous-directrice a épousé secrètement le maître à danser Baladon. Deux pensionnaires sont aussi plus ou moins mariées à deux officiers de dragons. On voit déjà que les librettistes ont pris la salle Favart pour le passage Choiseul ; mais ce n'est rien encore. Le perroquet, héros du joli poème de Gresset, vient de mourir ; le jardinier Binet l'enterre dans une plate-bande du jardin, aux accents d'un chœur funèbre. Il y a là un neveu de la directrice qui est élevé dans ce gynécée et qui fait la cour à. une demoiselle Mimi ; il reçoit le nom du défunt et hérite de ses prérogatives. La directrice l'envoie toutefois voyager sous la conduite du jardinier Binet. Mimi se désespère ; elle trouve l'uniforme d'un de ces messieurs les dragons, s'en revêt et court après son amant, qu'elle retrouve dans une auberge donnant la réplique à une chanteuse de théâtre, la prima donna Corilla. Elle gagne à sa cause les deux dragons qui grisent Vert-Vert et le ramènent au pensionnat ; arrivés là, les dragons profitent du trouble de la sous-directrice, qui s'est laissé surprendre avec le Vestris Baladon, pour emmener leurs femmes, et Mimi s'empare de l'inconstant Vert-Vert. Je laisse au lecteur le soin de juger de la valeur de ce livret. M. Offenbach n'a pas été plus heureux que lors qu’il a fait jouer Barkouf au même théâtre ; et cependant c'est à mon avis son meilleur ouvrage comme compositeur. On l'eût accueilli avec faveur s'il eût été donné aux Bouffes-Parisiens. La romance de Vert-Vert :

 

Oui, l'oiseau reviendra dans sa cage,

Retrouver le bonheur qui l'attend,

 

est agréable. J'en dirai autant de l'air du coche dont l'accompagnement est ingénieux. Il y a aussi à la fin du troisième acte un quatuor d'un assez joli effet. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément, 1872]

 

 

VESTALE (LA)

 

Tragédie lyrique en trois actes, livret d’Etienne de Jouy, musique de Gaspare Spontini.

 

Personnages : Licinius, général romain (ténor) ; Julie, jeune vierge, vestale (soprano) ; Cinna, centurion (ténor) ; la grande vestale (soprano) ; un consul (basse) ; le pontifex maximus (basse) ; des vestales, des prêtres, des gens du peuple, des matrones, des jeunes femmes, des sénateurs, consuls, licteurs, des guerriers, des gladiateurs, des danseurs, des enfants, des prisonniers.

 

L’action se déroule à Rome.

 

Créé à Paris, à l'Académie Impériale de Musique (salle Montansier), le 15 décembre 1807.

Mmes BRANCHU (Julia), MAILLARD (la Grande Vestale).

MM. Etienne LAINE (Licinius), LAYS (Cinna), DERIVIS (le Grand Pontife).

Ballet réglé par Pierre GARDEL : Mlles CLOTILDE, GARDEL, CHEVIGNY, MM, BEAULIEU, BRANCHU et le Corps de Ballet.

Chef d'orchestre : Jean-Baptiste REY

 

L'ouvrage fut joué à l’Opéra chaque année jusqu'en 1835. Une reprise en fut faite le 17 mars 1854 (207e représentation) avec :

Mmes CRUVELLI (Julia), POINSOT (la Grande Vestale).

MM. ROGER (Licinius), BONNEHEE (Cinna), OBIN (le Grand Prêtre), sous la direction de Narcisse GIRARD.

 

Première fois au Palais Garnier (216e représentation à l'Opéra), le 14 janvier 1909, par les Artistes de la Scala de Milan, et au bénéfice des Sinistrés de la Calabre — Mise en scène de Napoleone CAROTINI — Décors de Victorio Rota, costumes de G. Palanti — Chorégraphie de Achille COPPINI.

Mmes MAZZOLENI (Julia), MICUCCI (la Grande Vestale).

MM. E. DE MARCHI (Licinius), R. STRACCIARI (Cinna), N. DE ANGELIS (le Grand Pontife), V. MENTASTI (le Chef des Aruspices), C. THOS (un Consul).

Chef d'orchestre : Edouard VITALE

 

Autres interprètes des principaux rôles à l'Opéra :

Julia : Mmes GRANIER (1811), HIMM (1811), FAY (1920), SAINLAVILLE (1821), DABADIE (1825), FALCON (1834).

Licinius : MM. L. NOURRIT (1820), A. NOURRIT (1834), MERLY (1854).

Cinna : MM. ALBERT (1811), DUPARC (1811), DABADIE (1834).

 

216 représentations à l’Opéra (dont une au Palais Garnier) au 31.12.1961.

  

« Tragédie lyrique en trois actes, représentée pour la première fois à l'Académie impériale de musique le 11 décembre 1807. Ce chef-d'œuvre faillit ne pas voir le jour. Le jury de l'Opéra, auquel le compositeur romain dut soumettre sa partition, déclara que le style en était bizarre, l'harmonie défectueuse, l'orchestration bruyante, que certains passages étaient complètement inintelligibles, en accordant toutefois qu'on y remarquait çà et là quelques belles choses ; enfin il fut d'avis que l'ouvrage ne devait pas être exécuté. Non seulement un tel jugement était peu courtois à l'égard d'un musicien qui avait fait jouer déjà quatorze opéras environ à Naples, à Venise, à Parme, à Florence, mais il témoignait des innovations hardies, alors incomprises, dont Spontini devait enrichir l'art musical. L'impératrice Joséphine décida que la Vestale serait mise en scène. Persuis et Rey, musiciens médiocres, furent chargés de la révision de cette œuvre de génie, et Spontini dut refaire plusieurs morceaux. Les répétitions durèrent un an, et les frais de copie s'élevèrent à la somme de dix mille francs. Enfin l'opéra fut joué et eut un succès immense qui dura trente ans.

Le poème avait été proposé à Cherubini et à Méhul, qui l'avaient refusé. Le plan en est bien ordonné, le style toujours lyrique et les beaux vers y abondent.

Au premier acte, le théâtre représente le Forum et le temple de Vesta. Licinius revient vainqueur des Gaulois et va recevoir les honneurs du triomphe ; mais Julia, sa fiancée, est entrée pendant son absence dans le collège des Vestales, et c'est elle-même qui doit déposer la couronne du triomphe sur le front du héros, son amant. Licinius, plus épris que jamais, déclare à Julia qu'il ira pendant la nuit la ravir dans le temple pour lui faire partager sa destinée. L'acte se termine par des jeux publics.

Au second acte, la grande vestale remet à Julia la verge d'or qui doit servir à attiser le feu sacré. A peine s'est-elle retirée que les devoirs de la prêtresse et la passion de l'amante viennent tour à tour bouleverser le cœur de Julia. Cédant à l'empire d'un premier amour, elle ouvre à Licinius la porte du temple. Au moment le plus pathétique de leur entretien, le feu s'éteint sur l'autel. Ils comprennent aussitôt toute l'horreur de leur situation. Cinna accourt pour arracher son ami Licinius à la fureur du peuple ameuté aux portes du temple ; il l'entraîne. Les vestales arrivent et trouvent Julia évanouie sur les marches de l'autel. On la dépouille de ses ornements sacrés, et le grand pontife prononce la sentence de mort en couvrant la jeune fille d'un voile noir. Elle sort escortée par les licteurs.

Au troisième acte, les spectateurs voient la fosse où la prêtresse parjure à ses serments doit être ensevelie vivante. Licinius se livre à toute sa fureur ; il apprend que l'armée reste insensible à sa cause et qu'il ne peut compter que sur un petit nombre d'amis prêts à périr avec lui. Le funèbre cortège s'avance. Julia se prépare au sacrifice de sa vie et adresse une prière aux dieux, quand Licinius, à la tête de quelques soldats, se présente et se déclare coupable du sacrilège dont on punit son amante. Les prêtres demandent sa mort ; le tumulte est à son comble. Tout à coup la foudre éclate et vient rallumer le feu de l'autel. Licinius et Cinna retirent de la tombe Julia évanouie. Le pontife cède à la volonté divine, manifestée par un tel prodige, et un dernier tableau montre les deux époux dans le cirque de Flore, présidant aux jeux et aux danses en l'honneur de Vénus Erycine.

L'empereur Napoléon Ier fit exécuter des fragments de la partition aux Tuileries le 14 février 1807. Après les premières répétitions, malgré sa prédilection pour la musique de Paisiello et de Zingarelli, il fut frappé du grand caractère de cette œuvre et il dit au compositeur : « Votre opéra abonde en motifs nouveaux ; la déclamation est vraie et s'accorde avec le sentiment musical ; de beaux airs, des duos d'un effet sûr, un finale entraînant ; la marche du supplice me paraît admirable ; M. Spontini, je vous répète que vous obtiendrez un grand succès ; il sera mérité. »

Presque tous les morceaux de la partition sont remarquables à différents titres. Le second acte renferme les beautés les plus saillantes ; le charme de l'expression et l'ampleur du style ; la tendresse et la vigueur y dominent tour à tour. Nous rappellerons seulement aux amateurs le duo entre Licinius et Cinna : Unis par l'amitié, qui offre une des phrases les mieux inspirées qui aient été écrites ; la prière de Julia :

 

O des infortunés, déesse tutélaire !

Latone ! écoute ma prière

Mon dernier vœu doit te fléchir.

Daigne, avant que j'y tombe

Ecarter de ma tombe

Le mortel adoré pour qui je vais mourir.

 

Dans cette scène pathétique, le musicien s'est surpassé. Tout, dans cette prière, contribue à lui donner l'expression de tendresse sérieuse et résignée que la circonstance solennelle comportait ; une mesure lente à neuf croches, les rentrées de l'orchestre répétant la phrase de la cantilène comme un écho sorti des profondeurs du temple ; enfin le ton de fa dièse mineur qui, malgré de récentes dénégations à l'égard des propriétés tonales, conserve, selon nous, un caractère plaintif allié à une certaine fermeté. L'air : Impitoyables dieux, porte l'empreinte de la violence, comme la cavatine : Les dieux prendront pitié, celle de la douceur. Le tempo rubato employé dans ce dernier est de l'effet le plus heureux. Le finale du second acte est un des plus émouvants qui soient au théâtre. Ici Spontini a été créateur d'une nouvelle forme lyrique. Il s'est pénétré de la situation. Les prêtres, le peuple accablent Julia d'imprécations :

 

De son front que la honte accable,

Détachons ces bandeaux, ces voiles imposteurs,

Et livrons sa tête coupable

Aux mains sanglantes des licteurs.

 

Une strette à trois temps très rapide et poursuivie avec vigueur et en crescendo par l'orchestre et les chœurs enleva les spectateurs et causa le plus vif enthousiasme. Cet effet a été employé depuis dans une foule d'ouvrages. La marche du supplice ne serait peut-être pas remarquée aujourd'hui comme elle le fut jadis, à cause des combinaisons nouvelles de sonorité funèbres employées par Rossini, Halévy et surtout par Meyerbeer. Spontini est entré résolument dans cette voie qu'on a trop encombrée au grand détriment de la mélodie et du goût.

Voici quelle a été à l'origine la distribution des rôles : Licinius, Lainez ; Cinna, Lays ; le grand pontife, Dérivis ; Julia, Mme Branchu ; la grande vestale, Mlle Maillard.

Cet ouvrage fut repris à l'Opéra le 16 mars 1854 avec Roger, Obin, Bonnehée, Mlles Poinsot et Sophie Cruvelli. L'air : Dans le sein d'un ami fidèle, chanté par Cinna, parut encore magnifique. On remarqua dans le rôle de la grande vestale des phrases entraînantes, entre autres celle-ci, adressée à Julia :

 

Ah ! je sens que pour toi j'ai le cœur d'une mère,

Et je bénis ma fille embrassant mes genoux.

 

Le finale du second acte, qui passe à juste titre aux yeux des musiciens pour un chef-d'œuvre incomparable, a produit peu d'effet.

On avait été obligé de transposer plusieurs rôles ; l'orchestre n'avait pas assez répété cette musique pour la bien interpréter. Mlle Sophie Cruvelli a eu de très belles poses dans son rôle de Julia ; mais l'intelligence de ce genre de musique lui a fait complètement défaut. Roger lui-même, si consciencieux et si passionné pour la musique des maîtres, n'a pas rendu le rôle de Licinius avec tout le succès désirable. En somme, c'est une partie à recommencer. Mais ce n'est pas tout de monter un chef-d'œuvre ; il faut un public pour le comprendre, et, pour le moment, ce public n'existe pas en France.

La partition de la Vestale fut proposée par le jury nommé par Napoléon, pour un des prix décennaux de 10,000 fr., et le poème de Jouy fut également admis pour un prix de 5,000 fr. Les contestations auxquelles donnèrent lieu les décisions du jury décidèrent l'empereur à ne pas distribuer les récompenses proposées.

L'opéra de la Vestale eut un autre genre de succès. Sans parler de la parodie qu'en fit l'auteur lui-même, et qui réussit sur le théâtre du Vaudeville, nous rappellerons le spirituel pot-pourri de Désaugiers, qui eut un succès populaire. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VEUF DU MALABAR (LE)

 

Opéra-comique en un acte, livret de Paul Siraudin et Adrien-Robert B... (pseudonyme de Charles Basset), musique d’Alexandre Doche, représenté à l'Opéra-Comique (2e salle Favart) le 27 mai 1846.

 

« Les auteurs du livret se sont bien gardés d'introduire dans la pièce les déclamations sentimentales de la tragédie de Lemierre. Il s'agit d'un joaillier français nommé Laverdurette, époux de l'Indienne Djina, jeune coquette qui emploie tous les moyens pour forcer son mari à la conduire en France. Ne pouvant y réussir, elle feint de se noyer pour contraindre son époux à se tuer sur sa tombe, selon une coutume du pays, imaginée par les législateurs de l'Opéra-Comique. Laverdurette sauve sa vie en offrant une cassette de pierreries à un magistrat ; mais c'est sa propre femme qui, sous la robe et le capuchon de ce magistrat, reçoit le cadeau et se charge de dérober le veuf aux conséquences de son veuvage. Tous deux s'embarquent, et l'incognito de Djina ne cesse sans doute que quand elle a touché le sol français, ce paradis si désiré. La musique n'offre guère que des couplets d'une mélodie franche et assez jolie. Ce petit ouvrage a été bien joué par Ricquier, Sainte-Foy, Chaix et Mme Henri Potier. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VEUVE AMÉRICAINE (LA)

 

Opéra-comique en deux actes, musique de Lebrun, représenté au théâtre Montansier en 1799.

 

 

VEUVE D’UN VIVANT (LA)

 

Opérette en un acte, livret d’Alexis Bouvier, musique de Charles Domergue, représentée aux Folies-Marigny le 07 février 1863.

 

 

VEUVE DE CANCALE (LA)

 

Parodie en cinq actes, livret de Pierre-Germain Parisau, musique de vaudevilles, représentée à l’Opéra-Comique (Hôtel de Bourgogne) le 03 octobre 1780. C’est une parodie de la Veuve du Malabar, tragédie d’Antoine-Marin Le Mierre donnée au Théâtre-Français en 1770.

 

 

VEUVE DU MALABAR (LA)

 

Opéra bouffe en trois actes, livret de Delacour et Crémieux, musique d’Hervé, représenté au théâtre des Variétés le 26 avril 1873. Les anachronismes et la confusion des antipodes sont les moyens ordinaires qu'emploient les faiseurs de ce genre de pièces pour amuser le public. Boulot, petit marchand de Paris, ruiné et facétieux, est allé chercher fortune dans l'Inde. Il y est devenu le seigneur Boulboum et se dispose à épouser une riche princesse de Lahore, Tata-lili. Il reconnaît en elle son ancienne maîtresse, Anita-Tivoli. Un autre hyménée se prépare aussi entre Zizibar et Cocorilla, la couturière. Boulboum passe pour avoir été tué par une panthère ; comme il a été marié sous le régime indou, sa veuve inconsolable doit périr dans les flammes d'un bûcher, et de grandes réjouissances publiques s'apprêtent à l'occasion de ce spectacle. Tata-lili chante même une valse entraînante pour célébrer le martyre de l'hyménée. Mais les femmes se révoltent contre la loi de Brahma. Tout le reste se passe en farces assez désopilantes. Il y a çà et là des scènes vraiment comiques. La musique a les défauts ordinaires des opérettes de M. Hervé. Elle n'est pas toujours correctement écrite, les accompagnements sont négligés, l'harmonie est primesautière et quelquefois témoigne des études incomplètes de l'auteur ; mais, malgré tout cela, on sent qu'il écrit de verve, sans se soucier de la facture. Il rencontre souvent l'inspiration ; il a le sens de la comédie musicale et il a un fonds d'idées, sous ce rapport, plus fertile que ses congénères. Dans le premier acte, on a remarqué la romance de Zizibar, avec le chœur dont les effets rythmiques sont fort grotesques, l'air de Cocorilla, celui de Boulboum ; dans le deuxième acte, une marche, une chanson à boire dite par Cocorilla, le chœur : Gloire à Tata-lili ; les couplets : Voyez, messieurs, voyez l'objet. Une valse assez jolie sert d'entracte ; elle a été déjà entendue au commencement du deuxième acte ; mais, associée à des paroles trop ridicules, on y fait peu d'attention. Je signalerai enfin le quintette de la balance, le chœur des gens de maison et la tyrolienne nègre. Distribution : Boulboum, Dupuis ; le nabab Kerikalé, Berthelier ; Zizibar, Léonce ; Tata-lili, Mlle Schneider ; Cocorilla, Mlle Marie Heilbronn.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément, 1876]

 

 

VEUVE GRAPIN (LA)

 

Opérette en un acte, livret de Deforges, musique de Friedrich von Flotow, représentée aux Bouffes-Parisiens le 21 septembre 1859. C'est une jolie pièce, accompagnée d'une musique agréable et légère. Elle a été jouée à Berlin dans le mois de février 1861, avec beaucoup de succès.

 

 

VEUVE INDÉCISE (LA)

 

Parodie en un acte, avec des ariettes, livret de Jean-Joseph Vadé, terminé par Louis Anseaume, musique d’Egidio Duni, représentée à la Foire Saint-Laurent le 22 ou 24 septembre 1759, puis à l’Opéra-Comique (Hôtel de Bourgogne) le 18 janvier 1764. C’est une parodie de la Veuve coquette, 2e entrée des Fêtes ou le Triomphe de Thalie de Jean-Joseph Mouret, données à l’Opéra en 1714.

 

 

VEUVE JOYEUSE (LA)

 

[Die Lustige Witwe]

Opérette viennoise en trois actes, livret de Victor Léon et Leo Stein, d’après l’Attaché d’ambassade, vaudeville de Henri Meilhac ; version française de Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet ; musique de Franz Lehár.

 

Première représentation à Vienne, Theater an der Wien, le 31 décembre 1905, avec Mizzi Gunther (Hanna) et Louis Treumann (Danilo), sous la direction du compositeur.

 

Première représentation en français, à Paris, théâtre de l’Apollo, le 28 avril 1909.

 

 

VEUVE MALBROUGH (LA)

 

Opérette en un acte, livret d’Henri Blondeau et Hector Monréal, musique de Marc Chautagne, représentée à l’Eldorado le 14 septembre 1872.

 

 

VEUVE PROSPER, SUCCESSEUR

 

Opérette en trois actes, livret d’Alévy, Vély, Vallier et Fournier, musique de M. Thony, représentée au théâtre Déjazet le 11 octobre 1893.

 

 

VICOMTE DE CHRYSOCALE (LE)

 

Opérette, livret de Frédéric Dharmenon et Gaston Escudier, musique de Charles de Sivry, représentée au théâtre des Délassements-Comiques le 22 octobre 1874.

 

 

VICTIME DES ARTS (LA)

 

Opéra-comique en deux actes, livret de Louis-Marie d'Estourmel, musique de Niccolo Isouard, Jean-Pierre Solié et Henri Montan Berton, représenté à l'Opéra-Comique (salle Feydeau) le 27 février 1811.

 

 

VICTOIRE !

 

[ou Chant de victoire]

Cantate en l’honneur de la Prise de Sébastopol, paroles de Michel Carré, musique d’Adolphe Adam, exécutée à l’Opéra-Comique (2e salle Favart) le 13 septembre 1855.

 

 

VICTOIRE (LA)

 

Scène lyrique, livret d’André Rivoire, musique d’Alexandre Georges. Suivi de l’Hymne triomphal de Charles Pons.

 

Créés à l'Opéra-Comique (3e salle Favart) le 14 juillet 1919, à l'occasion des fêtes de la Victoire.

Mmes Madeleine MATHIEU (un Paysanne), Eugénie BRUNLET (une Ouvrière), Mathilde SAÏMAN (une Moissonneuse), VILLETTE (une Veuve).

MM. PARMENTIER (un Messager), David DEVRIÈS (un Brigadier), Julien LAFONT (un Ouvrier), Louis AZÉMA (un Vieillard).

Tous les Artistes de l'Opéra-Comique et les Chœurs.

Chef d'orchestre : Paul VIDAL.

 

2 représentations à l’Opéra-Comique au 31.12.1950.

 

 

VICTOIRE (LA)

 

Tragédie lyrique en quatre actes, livret de Louis Payen et Henri Cain, d'après la tragédie de Louis Payen (1909), musique d'Albert Dupuis, représentée à la Monnaie de Bruxelles le 28 mars 1923 avec Mmes Bergé (Erryna), Prick (Céphyse), Maréchal (Dione), MM. Perret (Acristos), Roosen (Démias), Espirac (Eupater), Decock (Pratinias), Smeets (l'envoyé de Sparte).

 

 

VIE (LA)

 

Drame lyrique, paroles de L. Geelhand, musique d'Edouard Gregoir, représenté à Anvers le 06 février 1848, joué dans le courant de la même année à Amsterdam, et enfin, en 1851, au théâtre italien de Bruxelles.

 

 

VIE BRÈVE (LA)

 

[la Vida breve]

Drame lyrique espagnol en deux actes et quatre tableaux, livret de Carlos Fernandez Shaw ; version française de Paul Milliet ; musique de Manuel de Falla.

 

Personnages : Salud, une Gitane (soprano) ; sa grand-mère (mezzo-soprano) ; Carmela, une jeune fille (mezzo-soprano) ; Paco (ténor) ; oncle Sarvaor (basse) ; un chanteur (baryton) ; Manuel, le père de Carmela (baryton) ; une voix dans la forge (ténor) ; la voix d’un marchand ambulant (ténor) ; une voix lointaine (ténor).

 

L’action se déroule à Grenade, à notre époque.

 

Première représentation (en français) au Casino Municipal de Nice le 1er avril 1913, dans des décors de Franck-Lassale avec Mme Lillian GRENVILLE (Salud), MM. David DEVRIÈS (Paco) et COTREUIL (Oncle Salvaor), sous la direction de Jacques MIRANNE. — Mise en scène de STRELISKI.

 

Première à la Monnaie de Bruxelles le 12 avril 1923, dans la version française, avec Mmes Soyer (Salud), Ballard, Dalmas, MM. Descamps (Paco), Chantraine, Smeets.

 

Première fois à l'Opéra-Comique (3e salle Favart) le 06 janvier 1914. — Décors d’Alexandre Bailly, costumes de Marcel Multzer, chorégraphie de Mariquita. — Mise en scène d’Albert Carré.

Mmes Marguerite CARRÉ (Salud), Suzanne BROHLY (la Grand’mère), SYRIL (Carméla), BILLA-AZÉMA, CAMIA, CARRIÈRE et JOUTEL (les Vendeuses).

M. Fernand FRANCELL (Paco), Félix VIEUILLE (l'Oncle Salvaor), Daniel VIGNEAU (le Chanteur), VAURS (Manuel), DONVAL (le Forgeron), DELOGER (le Vendeur).

Danses : Mlles MALAGUÉNITAS et M. Rafael PAGAN.

Chef d'orchestre : François RÜHLMANN.

 

Reprise à l'Opéra-Comique du 12 mars 1928 (9e représentation).

Mmes Ninon VALLIN (Salud), Mathilde CALVET (la Grand’mère), Lucienne ESTÈVE (Carméla).

MM. Gaston MICHELETTI (Paco), Félix VIEUILLE (l'Oncle Salvaor), Georges VILLIER (le Chanteur), Louis MUSY (Manuel), Léon NIEL (le Forgeron), CORNELLIER (le Vendeur), MATHYL (une voix).

Danse : Mlle Carmen GRANADOS.

Chef d'orchestre : Albert WOLFF.

 

Reprise à l'Opéra-Comique du 29 avril 1949 (35e représentation), mise en scène de Louis Musy, décors et costumes d’Hector Basaldin.

Mmes Renée GILLY (Salud), LEROY-THIEBAUT (la Grand’mère), Jacqueline CAUCHARD (Carméla), CELLIER, CHELLET, GAUDEL et Colette HÉRENT (les Vendeuses).

MM. Louis ARNOULT (Paco), Willy TUBIANA (l'Oncle Salvaor), Camille MAURANE (le Chanteur), Robert JEANTET (Manuel), Pierre GIANNOTTI (le Forgeron), Serge RALLIER (le Vendeur), Jean MICHEL (une voix).

Danse : Mme Espanita CORTEZ.

Chef d'orchestre : DE MENDOZA

 

37 représentations à l’Opéra-Comique au 31.12.1950.

 

 

VIE DU POÈTE (LA)

 

Drame symphonique en quatre partie, poème et musique de Gustave Charpentier.

 

Première fois au Palais Garnier le 17 juin 1892.

Mmes FIERENS, HÉGLON.

MM. RENAUD, VAGUET.

Chef d'orchestre : Edouard COLONNE.

Seule audition à l’Opéra au 31.12.1961.

  

« L'auteur de cette œuvre d'une conception bizarre est un excentrique, mais un excentrique singulièrement doué au point de vue de l'art, et qui est fort loin d'être le premier venu. Grand prix de Rome de 1887, M. Charpentier avait adressé à l'Académie des beaux-arts, pour son « envoi » de dernière année, cette Vie du poète, qui, exécutée le 18 mai 1891 au Conservatoire, dans la séance d'audition des envois de Rome, y produisit une telle impression qu'on jugea devoir la faire entendre à l'Opéra.

La Vie du poète était-elle, dans l'esprit de l'auteur, comme une sorte de pendant à l’Épisode de la vie d'un artiste de Berlioz, avec lequel il n'est pas sans quelque point de contact et de ressemblance ? Toujours est-il que l'œuvre est à la fois singulière comme sujet poétique, nerveuse et puissante comme inspiration et comme forme musicales. Le « poète » fait d'abord de beaux rêves, comme tous les poètes ; puis le doute et la tristesse envahissent son âme ; bientôt il se sent impuissant à traduire ses pensées, et il se révolte contre la destinée ; et enfin, cette révolte de son âme le mène à l'orgie, à l'ivresse et à leurs jouissances odieuses. Et où s'en va-t-il ainsi « faire la noce » en désespéré ? Je vous le donne en mille. A Montmartre ! Au Moulin de la Galette !... Voilà qui indique, je pense, chez l'auteur, une certaine indépendance d'esprit, et chez le musicien un talent de rare habileté pour faire passer condamnation sur l'excentricité inhérente à la mise en œuvre d'un tel tableau.

C'est qu'en effet, dans la quatrième partie de la Vie du poète, M. Charpentier reproduit tous les bruits, tous les échos du Montmartre forain avec ses bastringues, ses pistons avinés, ses grincements de crécelles, et les éclats de rire des bandes de ripailleurs, et les cris des femmes en joie, que sais-je ? Et tout cela avec une crânerie, une verve, un entrain inouïs, sans jamais cesser d'être vraiment musical. C'est lé tour de force très curieux et vraiment amusant d'une imagination en délire qui sait régler même ses dérèglements. Mais il y a mieux et plus sérieux dans cette composition d'un incontestable intérêt. Il y a de la grandeur dans les ensembles de la première partie (Enthousiasme), mais il y a surtout un grand charme et une grande poésie dans la seconde (Doute), qui est empreinte d'une rare couleur poétique et qui se termine par un fragment symphonique dont le caractère mystérieux et original est tout à fait charmant. La troisième partie (Impuissance) se fait remarquer, comme la première, par la grandeur et la solidité des ensembles des chœurs et de l'orchestre. En résumé, c'est là une œuvre essentiellement personnelle et originale, et qui décèle, on peut le croire tout au moins, un artiste de race et de tempérament, qui semble destiné à faire parler de lui. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément d’Arthur Pougin, 1903]

 

 

VIE EN VOYAGE (LA)

 

Comédie en cinq actes, de Maurice Desvallières, avec musique de scène de Gabriel Marie, représentée au théâtre du Vaudeville le 30 septembre 1901.

 

 

VIE PARISIENNE (LA)

 

Opéra bouffe en quatre actes et cinq tableaux, livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach.

 

Première représentation à Paris, théâtre du Palais-Royal, le 31 octobre 1866, dans une version en cinq actes, par Zulma Bouffar (Gabrielle), sous la direction du compositeur.

 

Version en quatre actes, Variétés, 25 septembre 1873.

 

« Bouffonnerie musicale en quatre actes. C'est une pièce carnavalesque qui répond assez mal à son titre. Le vicomte Raoul de Garde-Feu s'est emparé, au débarcadère du chemin de fer, d'un baron suédois dont la femme est fort jolie, et il lui fait les honneurs de la capitale. Alors commence une série de mystifications extravagantes. Le vicomte installe le baron de Gondremark et la baronne dans son propre appartement, en leur faisant accroire qu'ils sont au Grand-Hôtel. Il improvise une fête en leur honneur chez un certain amiral suisse, dont les invités sont des domestiques travestis. La pièce se termine dans un salon du Café-Anglais. La partition, écrite sur cette fantaisie burlesque par le fécond musicien, se compose d'une suite de petits morceaux à la portée du personnel chantant du lieu. On a remarqué le finale du premier acte, un rondeau chanté par Mlle Honorine, une tyrolienne chantée par Mlle Zulma Bouffar, les couplets de la Colonelle, du Brésilien et de la gantière. Hyacinthe, Brasseur, Gil-Pérès, Priston, Lassouche, Mmes Thierret, Montaland, Paurelle, Massin ont joué dans cette pièce, qui a eu un grand nombre de représentations. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VIEIL AIGLE (LE)

 

Drame lyrique en un acte, d'après une légende de Gorki, poème et musique de Raoul Gunsbourg (instrumentation de Léon Jehin).

 

Créé à l'Opéra de Monte-Carlo, le 13 février 1909, par :

Mme CARRÉ (Zina), MM. CHALIAPINE (le Khan Asvab), ROUSSELIERE (Tolaïk), sous la direction de Léon JEHIN.

 

Première à la Monnaie de Bruxelles le 19 mai 1910 avec Mme Marguerite Carré (Zina), MM. Chaliapine (le khan Asoub el Moslaim), Muratore (Tolaïk), Stefan (un écuyer).

 

Première fois au Palais Garnier, le 26 juin 1909, au cours d'un Gala à bénéfice.

Mme CARRÉ (Zina).

MM. Fédor CHALIAPINE (le Khan Asvab), ROUSSELIERE (Tolaïk), MARVINI (un Esclave).

Chef d'orchestre : Léon JEHIN

 

Reprise à l’Opéra du 13 mai 1914 (2e représentation) :

Mme Andrée VALLY (Zina).

MM. M. RENAUD (le Khan Asvab), FRANZ (Tolaïk), REY (un Esclave).

Chef d'orchestre : Alphonse CATHERINE

 

5e à l’Opéra, le 3 juin 1914, avec les interprètes de la reprise, sauf Robert LASSALLE (Tolaïk).

 

5 représentations à l’Opéra au 31.12.1961.


 

VIEIL AIR, JEUNE CHANSON

 

Prologue, paroles d’André Lenéka, musique de Francis Thomé, représenté au théâtre de la Galerie Vivienne le 13 décembre 1893.

 

 

VIEILLARD AMOUREUX (LE)

 

Opéra, musique de L.-C. Moulinghem, représenté en province vers 1810.

 

 

VIEILLARD PHILOSOPHE (LE) ou LE DOUBLE HYMEN

 

Pastorale héroïque en trois actes et en vers, paroles de Durieu, musique de Labat, représentée à Montpellier le 11 avril 1794.

 

 

VIEILLE (LA)

 

Opéra-comique en un acte et en prose, livret d’Eugène Scribe et Germain Delavigne, musique de François-Joseph Fétis, représenté à l'Opéra-Comique (salle Feydeau) le 14 mars 1826, avec Mme Pradher, MM. Lemonnier, Huet, Firmin.

 

« Dans la retraite de Moscou un jeune officier français a sauvé la vie à une vieille comtesse russe, veuve d'un général ; elle lui donne asile dans son château, et pour le soustraire à l'exil, le nomme son époux. Le contrat de mariage qui devait être entaché de nullité se trouve parfaitement en règle, au grand regret du marié. Heureusement cette prétendue vieille est une jeune et jolie femme dont notre officier était épris. Des invraisemblances, beaucoup d'esprit. Succès. »

[Almanach des spectacles, 1827]

 

« Je n'ai pu me procurer le livret de cet ouvrage ; mais, d'après le texte des morceaux de la partition, on comprend qu'il s'agit dans la pièce d'un jeune officier français nommé Emile de Vercigny, qui, pour se soustraire peut-être aux rigueurs d'un exil en Sibérie, épouse une vieille femme russe, la comtesse de Xénia ; mais, comme on l'a vu depuis dans la Fanchonnette, la vieille bienfaitrice se trouve être au dénouement une jeune femme charmante. L'ouverture, très développée, a été écrite avec la correction qu'on devait attendre d'un musicien qui, déjà à cette époque, se livrait à l'étude la plus approfondie des éléments harmoniques de la composition. Le chœur des domestiques, dans l'introduction, est beaucoup trop long ; le duo qui suit : Doux souvenir de la patrie, est d'un joli effet. Nous signalerons encore un trio et un quatuor bien traités. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VIEILLESSE D'ANNETTE ET LUBIN (LA)

 

Comédie en un acte, mêlée d'ariettes, livret d’Augustin-Louis Bertin d'Antilly, musique de Pierre-David-Augustin Chapelle, représentée à l’Opéra-Comique (1re salle Favart) le 1er août 1789. C'est le seul ouvrage de ce musicien qui ait eu du succès. Annette et Lubin n'avaient que vingt-sept ans lorsqu'ils moururent de vieillesse, tant on vieillit vite au théâtre. Favart les avait mis sur la scène en 1762, dans une pièce qui eut beaucoup de succès et dont le sujet avait été pris dans un conte de Marmontel.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VIEILLESSE D'ANNETTE ET LUBIN (LA)

 

Opéra-comique en deux actes, livret de Favart père et fils, musique de Jadin, représenté au théâtre de Monsieur (Feydeau) le 10 mars 1791.

 

 

VIELLEUSE (LA)

 

Pièce en un acte de Gustave Lemoine, musique de Mme G. Lemoine (Loïsa Puget), représentée au Théâtre du Gymnase le 27 septembre 1869.

 

 

VIERGE (LA)

 

Légende sacrée en quatre scènes, livret de Charles Grandmougin, musique de Jules Massenet ; création à l'Opéra de Paris le 22 mai 1880. => fiche technique

 

 

VIEUX CHÂTEAU (LE) ou LA RENCONTRE

 

Opéra-comique en trois actes, livret d'Alexandre Duval, musique de Della-Maria, représenté à Feydeau le 15 mars 1798. C'est une pièce assez plaisante et qui pouvait réussir, mais la musique du compositeur marseillais était devenue bien pauvre.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VIEUX COQUET (LE) ou LES DEUX AMIS

 

Opéra-comique en trois actes, musique de Papavoine, représenté à la Comédie-Italienne le 07 septembre 1762.

 

 

VIEUX DE LA MONTAGNE (LE)

 

Opéra en quatre actes, musique de Blangini. Cet ouvrage, écrit pour l'Opéra, n'a pas été représenté.

 

 

VIEUX DE LA MONTAGNE (LE)

 

Drame lyrique en quatre actes et six tableaux, livret de Georges de Dubor et Charles Fuster, musique de Gustave Canoby, représenté au Grand-Théâtre de Bordeaux le 30 décembre 1902.

 

 

VIEUX FOUS (LES)

 

Opéra-comique en un acte, livret de Ségur jeune, musique de Ladurner, représenté à Feydeau le 16 janvier 1796. Les journaux du temps en louèrent le chant facile et trouvèrent que l'auteur avait fait preuve, dans les accompagnements, d'une connaissance profonde de l'harmonie. Il faut remarquer que le public de ce temps s'y connaissait fort peu.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VIEUX GARÇONS !

 

Opéra-comique en un acte, livret de Michel Carré fils, musique de Louis Urgel.

 

Créé à la Gaîté-Lyrique le 21 février 1931 par Mmes Germaine CORNEY (Catherine), REYMOND (Gertrude), MM. G. MOUREAU (Kobbe), CASTIN (van Petersboom), DESCOMBES (van Hoosplott), et MONTIGNI (Fritz), sous la direction de Jules GRESSIER.

 

Première fois à l'Opéra-Comique (3e salle Favart) le 19 juin 1932, mise en scène de Gabriel Dubois.

Mmes Germaine CORNEY (Catherine), Andrée MOREAU (Gertrude).

MM. Pierre FOUCHY (Kobbe), André BALBON (van Petersboom), Émile ROUSSEAU (van Hoosplott), GENIO (Fritz).

Chef d'orchestre : Georges LAUWERYNS.

 

18 représentations à l’Opéra-Comique au 31.12.1950.

 

 

VIEUX MAESTRO (LE)

 

Opérette en un acte, musique d'Edmond Hocmelle, organiste et compositeur aveugle, représentée à Paris, dans un concert, en 1872.

 

 

VIEUX PRIX DE ROME (LE)

 

Opéra-comique en un acte, livret de Charles Potier, musique de Henri Potier, représenté sur le théâtre de Beaumarchais le 21 juin 1849. Un vieux compositeur a écrit un opéra dont les personnages sont Thalie, Euterpe et les trois Grâces ; mais il a attendu trente ans la représentation de son ouvrage ; aussi n'en a-t-il pas gardé le moindre souvenir, et on le prend pour juge de sa musique. Il va sans dire qu'il finit par la trouver charmante, mais seulement lorsqu'on lui apprend qu'il en est l'auteur. L'idée était assez piquante et a été traduite avec grâce par la muse légère de M. Henri Potier.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VIEUX ROI (LE)

 

Tragédie lyrique en un acte, livret de Remy de Gourmont, musique d’Antoine Mariotte, représentée au Grand Théâtre de Lyon le 28 mars 1913. => détails

 

 

VIEUX SOLDAT ET SA PUPILLE (LE)

 

Opéra-comique en un acte et en vers, livret de Maillot, musique de Froment, représenté au théâtre des Beaujolais le 6 juin 1785.

 

 

VIEUX SORCIER (LE)

 

Opérette en un acte, livret Gabriel de Lurieu et Eugène Bertol-Graivil, musique de Félix Desgranges, représenté au Théâtre-Lyrique de la galerie Vivienne le 06 mars 1896.

 

 

VILLA DU SPIRITE (LA)

 

Opéra italien mis en musique sur le livret français du duc de Dino par Léopold Hackensollner, représenté le 25 avril 1877 au théâtre des Loges, à Florence.

 

 

VILLAGEOISE ENLEVÉE (LA)

 

Opéra-comique en trois actes, livret de Dubuisson, musique de Bianchi, représenté au Théâtre-Français comique et lyrique en 1790.

 

 

VILLE MORTE (LA)

 

Opéra, livret de Gabriele D’Annunzio, musique de Raoul Pugno et Nadia Boulanger, terminé par Nadia Boulanger (1910-1913).

 

 

VIN DE LA CURE (LE)

 

Opéra-comique en un acte, livret de Sarnette et Delécraz, musique d’A. Krantz, professeur de flûte au Conservatoire de Genève, représenté au Grand-Théâtre de cette ville le 18 juillet 1896.

 

 

VINCIGUERRA

 

Opérette en un acte, livret de J. Renard et Bigot, musique de M. Bottesini ; jouée au théâtre du Palais-Royal en avril 1870. Cette pièce avait d'abord été représentée à Monaco et accueillie favorablement, comme le sont toutes les opérettes, par le public frivole qui fréquente ces villes de plaisance. Il s'agit de la passion romanesque et ridicule d'une noble dame pour un brigand des Abruzzes, nommé Vinciguerra ; mais lorsqu'elle le voit de près, elle est obligée de reconnaître qu'il répond peu à l'objet de ses rêves. Un soupirant de la dame se déguise en bandit, et, prenant les dehors de Vinciguerra, lui tient un tout autre langage, ce qui lui cause quelque perplexité; mais il advient que le faux Vinciguerra est pris pour le vrai, qu'il est arrêté, et qu'en fin de compte la grande dame et lui laissent le brigand regagner ses montagnes et y exercer son joli métier. M. Bottesini est bon musicien, et on sait qu'il est virtuose sur son instrument. Sa musique, tout italienne, est agréable et sans prétention. On a remarqué une jolie valse chantée. On ne s'attendait pas à voir sortir des flancs d'une contre-basse une œuvre aussi légère. Ce petit ouvrage a été chanté par Luguet, Deschamps, Mlles Julia Baron et Peyron.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément, 1872]

 

 

VINGT-HUIT JOURS DE CHAMPIGNOLETTE (LES)

 

Opérette militaire en un acte, livret de Paul Burani, musique de Robert Planquette, représentée à Paris, Théâtre de la République, le 17 septembre 1895.

 

 

VINGT-HUIT JOURS DE CLAIRETTE (LES)

 

Vaudeville-opérette en quatre actes, livret d’Hippolyte Raymond et Antony Mars, musique de Victor Roger, représenté aux Folies-Dramatiques le 03 mai 1892, avec MM. Vauthier, Guyon fils, Guy, Victorin, Mesmacker, Vavasseur, Mlles Marguerite Ugalde, Stelly et Tusini.

 

 

VIOL DE LUCRÈCE (LE)

 

[The Rape of Lucretia]

Opéra anglais en deux actes, livret de Ronald Duncan, d'après le drame d'André Obey, musique de Benjamin Britten, représenté à Glyndebourne le 12 juillet 1946.

 

Première à l'Opéra-Comique (3e salle Favart) le 04 novembre 1971 dans une version française de Georges Dalman, mise en scène, décors et costumes de Roger Lalande. 7 représentations en 1971, soit 7 au 31.12.1972.

 

 

VIOLETTA — Voir la Traviata.

 

 

VIOLETTE (LA)

 

Opéra-comique en trois actes, livret d’Eugène de Planard, musique de Michele Enrico Carafa et Aimé Simon Leborne, représenté à l'Opéra-Comique (salle Feydeau) le 07 octobre 1828. Le livret a été écrit par Planard, d'après le roman du comte de Tressan, intitulé : Gérard de Nevers. Tout en applaudissant à la facilité mélodique du compositeur, on peut lui reprocher d'avoir laissé, dans cet ouvrage, trop de traces de négligence. Un des motifs de la Violette a servi de thème à des variations brillantes, composées pour le piano par Henri Herz ; ces variations ont fait le tour du monde. On ne connaît plus depuis longtemps l'opéra que par le morceau de piano.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VIOLETTE DE MONTMARTRE

 

[Das Veilchen vom Montmartre]

Opérette viennoise en trois actes, livret de Julius Brammer et Alfred Grünwald ; version française de Max Eddy et Jean Marietti ; musique d’Emmerich Kálmán.

 

Première représentation à Vienne, Johann Strauss Theater, le 28 mars 1930.

 

Première représentation en français, à Marseille, Variétés, le 12 octobre 1932, puis à Paris, théâtre de la Porte-Saint-Martin, le 20 décembre 1935.

 

 

VIOLIER (LE)

 

Opéra-comique, musique de M. Van Hoey, représenté à Malines vers 1872.

 

 

VIOLON DE CRÉMONE (LE)

 

Opéra-comique, musique de Camille Durutte, représenté à Metz le 10 mars 1865.

 

 

VIOLON DE CRÉMONE (LE)

 

Opéra en un acte, livret tiré de la comédie de François Coppée, musique de Jeno Hubay, représenté à Bruxelles en 1894.

 

 

VIOLON DE STRADIVARIUS (LE)

 

Opéra-comique en un acte, livret de M. Alexandre, d'après le conte d'Hoffmann, musique de M. Ginouvès, représenté au théâtre Michel, à Marseille, le 30 juin 1877. Chanté par Gueidan, Amphoux, Pons ; Mlles Crudère et Guichenné.

 

 

VIOLON ENCHANTÉ (LE)

 

Opéra en un acte, musique de M. Deldevez (inédit).

 

 

VIOLON MAUDIT (LE)

 

Drame lyrique, musique de Jaques-Dalcroze, représenté en janvier 1893 au théâtre de Genève, avec Mlle Philippon et M. Imbart de la Tour dans les deux principaux rôles.

 

 

VIOLONEUX (LE)

 

Légende bretonne en un acte, livret d’Eugène Mestépès et Emile Chevalet, musique de Jacques Offenbach.

 

Créé au Théâtre des Bouffes-Parisiens (Champs-Elysées) le 31 août 1855, par Mme Hortense SCHNEIDER (Reinette), MM. DARCIER (Mathieu), et BERTHELLIER (Pierre), sous la direction de Jacques OFFENBACH.

 

Première fois à l'Opéra-Comique (3e salle Favart) le 14 décembre 1901.

Mme TIPHAINE (Reinette).

MM. Lucien FUGÈRE (Père Mathieu), CARBONNE (Pierre).

Chef d'orchestre : GIANNINI.

 

2 représentations à l’Opéra-Comique au 31.12.1950.

 

« Il fallait entendre Darcier chanter les couplets du Violoneux ; que de larmes il avait dans la voix au début de ce morceau si touchant, et avec quel art il arrivait à l'explosion pathétique du refrain ! Cette musique est vraiment une belle musique, et ce chanteur un beau chanteur. »

[Albert de Lasalle, Histoire des Bouffes-Parisiens, 1860]

 

« Cette pièce est amusante ; on a remarqué les couplets de Berthelier : Conscrit, conscrit, je suis conscrit ; la ronde du violoneux, chantée par Darder, et le duo du militaire, par cet artiste et Mlle Schneider. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VIPÉRINE (LA)

 

Opérette en un acte, livret de William Busnach et Jules Prével, musique de Jean-Jacques Debillemont, représentée aux Folies-Marigny le 19 octobre 1866.

 

 

VIRGINIE

 

Tragédie lyrique en trois actes, livret de Desaugiers aîné, musique de Berton, ballets de Gardel, représenté à l'Académie royale de musique le 11 juin 1823.

 

« Le sujet de cette tragédie lyrique est le tyrannique abus d'autorité qui occasionna la chute des décemvirs à Rome. Virginie, dont le père est actuellement à l'armée, va épouser le tribun Icile. Appius, l'un des dix magistrats suprêmes de la république, épris de la jeune fille, la fait réclamer par Claudius, son client, comme étant née d'une des esclaves de ce Claudius. Le secours des lois est invoqué de part et d'autre, mais c'est au tribunal d'Appius lui-même que la cause est portée ; et il adjuge Virginie à son client. Cependant Icile s'est hâté de faire avertir Virginius de l'affaire. Ce père infortuné a aussitôt quitté l'armée, pour venir lui-même défendre sa fille. Ses droits sont méconnus. Ne pouvant parvenir à émouvoir en sa faveur une multitude stupide que les tyrans font trembler, il soustrait son enfant à l'infamie en lui donnant la mort. Ce sujet froidement atroce n'a jamais parfaitement réussi sur notre théâtre. M. Désaugiers s'est cependant assez habilement tiré des plus grandes difficultés ; et la belle musique de l'auteur de Montano, d'Aline, etc. a décidé le succès de l'ouvrage. »

[Almanach des spectacles, 1824]

 

« C'était le quarante-septième ouvrage dramatique de ce fécond compositeur. Il renfermait encore quelques parties intéressantes sous le rapport de l'harmonie. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VIRGINIE

 

Comédie lyrique en trois actes, livret de Henri Duvernois, musique d’Alfred Bruneau.

 

Créée à Paris, à l'Académie Nationale de Musique (Palais Garnier), le 6 janvier 1931 — Mise en scène de Pierre CHEREAU — Décors et costumes de M. Martin.

Mmes BROTHIER - débuts - (Virginie Déjazet), MORTIMER (Rosette).

MM. VILLABELLA (Marcel), ROUARD (Senneval), A. HUBERTY (le Comte), RAMBAUD (Théodore), GILLES (Amaury), DALERANT (Gaspard), FROUMENTY (le Maître), NEGRE (le Dieu), GUYARD (l'Huissier).

Mmes HAMY, REX, BLANCHARD, MARIN (les Grisettes).

MM. LUCCIONI, JOBIN, BOINEAU, ERNST, GUYARD (Rapins).

Au 2e acte, « Divertissement » réglé par Albert AVELINE : Mlles Camille BOS (une Marguerite), Suzanne LORCIA (une Fleur Rare), CEBRON (la Rosée), M. Serge PERETTI (le Papillon) et le Corps de Ballet.

Chef d'orchestre : Philippe GAUBERT

 

7e à l’Opéra, le 2 février 1931, avec les créateurs.

 

7 représentations à l’Opéra au 31.12.1961.

 

 

VIRGINIE ANGOT

 

Opérette en un acte, musique de M. Muller, représentée au concert des Porcherons en octobre 1874.

 

 

VIRTUOSES DU PAVÉ (LES)

 

Bouffonnerie musicale en un acte, livret de William Busnach, musique d'Auguste L'Éveillé, représentée aux Folies-Marigny le 19 avril 1864.

 

 

VISION DE DANTE (LA)

 

Poème lyrique en trois parties, avec prologue et épilogue, livret d’Eugène Adenis et Édouard Adenis, musique de Max d'Ollone, exécuté au Conservatoire le 5 novembre 1899.

 

« Cet ouvrage, offert au public par les soins de l'Académie des Beaux-Arts, avait obtenu le prix Rossini en cette année 1899. Le livret, suffisamment lyrique dans la forme, montre Dante, après la mort de Béatrix, visitant, sous la conduite de Virgile, l'enfer et le purgatoire, puis, confié par celui-ci aux trois vertus théologales, la Foi, l'Espérance es la Charité, montant seul au paradis, où il retrouve, entourée d'une légion d'anges et de séraphins, celle qu'il a tant aimée. « Ce ciel, lui dit-elle, est notre temple. Notre hymen, commencé dans l'ombre de la terre, va s'achever au ciel dans la lumière. » Puis on entend un chant nuptial, et, suivis du cortège céleste, Dante et Béatrix montent vers l'infini.

Il y avait dans ce sujet de quoi inspirer un musicien, et M. d'Ollone en a su tirer un bon parti. Sa partition est fort intéressante, très élégamment écrite et souvent heureusement inspirée. Que cette inspiration ne soit pas toujours d'une nouveauté absolue, cela n'a rien sans doute qui doive étonner, et ce n'est pas à un compositeur à ses débuts que l'on peut demander une forte dose d'originalité. Or, M. d'Ollone est un vrai « jeune », ayant obtenu le grand prix de Rome en 1897. Mais ce qui est intéressant, c'est que M. d'Ollone chante et sait chanter, c'est que, tout en ayant un excellent orchestre, il ne lui sacrifie pas les voix, qu'il sait au contraire mettre en leur place et dans tout leur relief, c'est qu'enfin il n'est pas dans le courant d'idées bizarres et meurtrières qui emporte depuis quelques années la plupart de nos jeunes musiciens. La musique de la Vision de Dante contient vraiment des pages les unes charmantes, les autres remarquables, toutes écrites d'une plume sûre d’elle-même et qui ne laisse rien au hasard. Le premier chœur du prologue, d'une forme simple et d'une jolie couleur, est suivi d'un très heureux fragment symphonique, où brillent les violons et les harpes. Toute la scène de l'enfer, avec le chœur des damnés, est d'une bonne venue, d'un excellent sentiment dramatique, et se développe sur un orchestre tourmenté, expressif, mais sans aucun excès. Ce qui est charmant, c'est l'épisode où Paolo et Francesca racontent à Dante leur histoire, le récit de Paolo se déroulant mélancoliquement sur un solo de violon, celui de Francesca sur un solo de violoncelle ; cela est délicieux. A signaler encore, dans la seconde partie, l'appel de Virgile aux trois vertus théologales, sur une phrase ample, onduleuse et d'un beau style, puis, dans la troisième, le salut de Dante à Béatrix, le chœur des anges joliment accompagné par les violons, et toute la scène finale, qui est d'une belle envolée et d'un grand caractère. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément d’Arthur Pougin, 1904]

 

 

VISION DE JACOB (LA)

 

Oratorio, musique de Marcel Dupré, exécuté à Rouen en mai 1901.

 

 

VISION DE MONA (LA)

 

Légende lyrique en deux actes, livret de Desuaux-Vérité et Fragerolle, musique de Louis Dumas (1877-1952).

 

Créée à Paris, à l'Académie Nationale de Musique (Palais Garnier), le 15 octobre 1931 — Mise en scène de Pierre CHEREAU — Décors de Darlot.

Mmes LAPEYRETTE (Mona), LAVAL (Françoise), MARILLIET et LALANDE (2 Islandaises).

MM. RAMBAUD (Jean-Louis), PERNET (Jozon), SINGHER (Jobie), MADLEN et FOREST (2 Islandais), ERNST (un Passant).

Chef d'orchestre : Henri BÜSSER

 

4e à l’Opéra, le 7 novembre 1931, avec les créateurs.

 

4 représentations à l’Opéra au 31.12.1961.

 

 

VISIONNAIRE (LE)

 

Opéra-comique en un acte, livret de Lorin et Perrot, musique de Hignard, représenté sur le théâtre de Nantes le 18 janvier 1851.

 

 

VISITANDINES (LES)

 

Comédie en deux actes mêlée d’ariettes, livret de Louis-Benoît Picard, musique de François Devienne.

 

Première représentation à Paris, Théâtre Feydeau, le 07 juillet 1792, avec Julie Scio (Euphémie) et Jean-Blaise Martin (Frontin), sous la direction de La Houssaye.

 

Première fois à l'Opéra-Comique (salle Feydeau) le 17 septembre 1801.

 

Reprise à l'Opéra-Comique (salle Feydeau) le 05 mars 1825 sous le titre du Pensionnat de jeunes demoiselles dans une version en deux actes, avec un livret retouché par Jean-Baptiste-Charles Vial.

 

La Régie de la salle Favart considère comme « première » de cette œuvre la représentation de la reprise du 19 août 1830 (salle Ventadour), effectuée sous le titre des Visitandines et dans la version originale.

 

Reprise à l'Opéra-Comique du 15 mai 1900 (110e représentation).

Mmes LAISNÉ (Sœur Euphémie), PIERRON (l'Abbesse), MARIÉ DE L'ISLE (la Tourière), CHARPANTIER (Sœur Agnès), COSTES, débuts (Sœur Augustine), MICAELLY (Sœur Victorine), DARMIÈRE (Sœur Joséphine), DAFFETYE (Sœur Ursule).

MM. Léon DAVID (Belfort fils), DELVOYE (Frontin), ROTHIER (Belfort père), GRIVOT (Grégoire), BELHOMME (un Cocher).

Chef d'orchestre : Georges MARTY.

 

112 représentations à l’Opéra-Comique au 31.12.1950, dont 3 entre le 01.01.1900 et le 31.12.1950.

 

Une version, avec texte retouché par Hyacinthe Albertin, avait été présentée au théâtre de l’Odéon le 23 juin 1825, sous le titre : les Français au sérail.

 

« On ajouta un troisième acte, mais il fut supprimé. Cette pièce a dû sa célébrité aux circonstances. Les Visitandines eurent la vogue jusqu'à l'époque où ce genre de sujets fut interdit au théâtre. Le livret offre quelques scènes fort comiques ; mais presque partout l'invraisemblance le dispute au mauvais goût. On n'y rencontre aucune situation de nature à émouvoir le spectateur. Le livret du Domino noir a été mieux conçu sous ce rapport par M. Scribe pour le compositeur. La méprise du valet prenant un couvent pour une auberge, le coup de cloche des matines étouffant la voix de l'amant qui veut chanter une romance, la scène des deux ivrognes, contribuèrent au succès de l'ouvrage. Quand on relit la partition des Visitandines, on ne peut qu'attribuer aux idées du temps et au choix du sujet le long succès de cet ouvrage. La musique en est plate, commune, sans caractère. Ce sont des airs de vaudeville, des passe-partout. Si on en excepte la romance d'Euphémie, chantée avec accompagnement de harpe :

 

Dans l'asile de l'innocence,

Amour, pourquoi m'embraser de tes feux ?

Eloigne-toi ; la froide indifférence

Doit seule régner dans ces lieux.

 

qui pourrait supporter aujourd'hui les paroles et la musique du rondeau de Belfort : Enfant chéri des dames, de l'air Qu'on est heureux de trouver en voyage, chanté par Frontin, et des couplets du père Hilarion : Un soir de cet automne ? Les Visitandines ont reparu à l'Opéra-Comique après la Restauration sous le titre de Pensionnat de jeunes demoiselles, le 5 mars 1825, retouchées par Vial, et à l'Odéon sous celui-ci : les Français au sérail, le 28 juin 1825, retouchées encore par Hyacinthe Albertin. Le rôle de Frontin a été chanté par Martin. Le Pensionnat de jeunes demoiselles a été repris à l’Opéra-National le 11 février 1852. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

« Le Pensionnat de Jeunes Demoiselles a été représenté à l’Opéra-National (salle du Théâtre-Historique) le 11 février 1852. Ce sont les Visitandines (de 1792) amendées et converties à une demi-vertu. Le livret trop scabreux de Picard avait été retouché en 1825 par Vial, à l'usage de l'Opéra-Comique ; il le fut encore la même année par Albertin ; et cette dernière édition corrigée passa au répertoire de l'Odéon, sous le titre de : les Français au Sérail. — La partition contient les deux airs populaires : Qu'on est heureux de trouver en voyage... et Enfant chéri des dames... — Les Visitandines ont été reprises pour la dernière fois, et sous leur vrai titre, en 1872, aux Folies-Bergère. »

[Albert de Lasalle, Mémorial du Théâtre-Lyrique, 1877]

 

 

VIVANDIÈRE (LA)

 

Opéra-comique en trois actes, livret d’Henri Cain, musique de Benjamin Godard (orchestration terminée par Paul Vidal).

 

Création à l'Opéra-Comique (salle du Châtelet) le 1er avril 1895. — Costumes de Théophile Thomas. — Mise en scène de Léon Carvalho.

Mmes Marie DELNA (Marion), LAISNÉ (Jeanne).

MM. Edmond CLÉMENT (Georges), Lucien FUGÈRE (la Balafre), Eugène BADIALI (Capitaine Bernard), MONDAUD (Marquis de Rieul), T. THOMAS (Lafleur), E. THOMAS (André), HUET (Lieutenant Vernier), RAGNEAU (un Paysan), LACROIX (le Tambour-Maître).

Chef d'orchestre : Jules DANBÉ.

 

Reprise à l'Opéra-Comique du 14 juin 1902 (85e représentation). — Distribution de la création, sauf : Mme EYREAMS (Jeanne). MM. Jean PÉRIER (Capitaine Bernard), Jean BOURBON (Marquis de Rieul), MESMAECKER (Lafleur), JAHN (André), TROY (Lieutenant Vernier), IMBERT (un paysan) et Alexandre LUIGINI au pupitre.

 

Cet ouvrage a connu une carrière à la Gaîté-Lyrique où l'Opéra-Comique le créa le 1er octobre 1907 avec Mmes Marie DELNA (Marion), Lucy VAUTHRIN (Jeanne), MM. David DEVRIES (Georges), JACQUIN (La Balafre), ROSSEL (Capitaine Bernard), BOURGEOIS (Marquis de Rieul) sous la direction d'Auguste AMALOU.

 

Reprise, salle Favart, du 13 décembre 1914 (94e représentation).

Mmes Marie DELNA (Marion), Lucy VAUTHRIN (Jeanne).

MM. PAILLARD (Georges), André ALLARD (La Balafre), Jean PÉRIER (Capitaine Bernard), GHASNE (Marquis de Rieul), MESMAECKER (Lafleur), BERTHAUD (André), BELHOMME (Lieutenant Vernier), HUET (un Paysan).

Chef d'orchestre : Paul VIDAL.

 

La 100e représentation à l'Opéra-Comique eut lieu, sans que les services de la Régie l’aient officiellement atteinte, le 18 février 1915 avec la distribution ci-dessus, sauf Mlle VAULTIER (Jeanne)

 

104 représentations à l’Opéra-Comique au 31.12.1950, dont 20 entre le 01.01.1900 et le 31.12.1950.

 

Première au Théâtre Royal de la Monnaie, à Bruxelles, le 21 mars 1896, par Mmes ARMAND (Marion), Catherine MASTIO (Jeanne), MM. BONNARD (Georges), GILIBERT (le sergent La Balafre), CADIO (capitaine Bernard), DANLÉE (le marquis de Rieul), CAISSO (le soldat Lafleur), DISY.

 

 « Il s'agit ici d'un épisode romanesque de la guerre de Vendée. Un détachement de troupes républicaines arrive dans un village ; les soldats ont faim, mais ne trouvent rien à manger, et Marion, la vivandière, n'a rien à leur donner. Arrive le jeune Georges de Rieul, fils du riche propriétaire d'un château voisin, libéral et patriote, autant que son père est royaliste et réactionnaire. Georges fait distribuer des vivres aux soldats, ce qui n'est point du goût de son père, dont la colère est telle qu'elle le pousse jusqu'à maudire son fils. Le jeune homme est désespéré, et, sur le conseil de la vivandière, suit les troupes et s'enrôle dans l'armée révolutionnaire ; en même temps, la gentille Jeanne, une jeune orpheline aimée de Georges et qui lui rend son amour, se joint à Marion à qui elle servira d'aide.

Les combats ont commencé entre les bleus et les blancs. Seule, une petite troupe de ceux-ci tient encore la campagne. On s'apprête à la débusquer du village qu'elle occupe, lorsque Marion apprend qu'elle est commandée par le marquis de Rieul. Le père et le fils peuvent se trouver face à face, l'un peut tuer l'autre !... Elle frémit à cette pensée, et s'arrange de façon que Georges soit dans l'impossibilité de prendre part à l'assaut du village. L'assaut est donné, et le marquis est fait prisonnier. Georges l'apprend, et veut risquer sa vie pour sauver son père, qui doit être fusillé. Marion l'écarte, en lui disant qu'elle se charge de tout. Elle protège en effet la fuite du marquis, qui s'échappe. Mais tout est découvert, et c'est Marion elle-même qui sera peut-être fusillée, lorsque arrive un décret de la Convention accordant amnistie pleine et entière à tous les rebelles.

Sur ce drame très bien mis en scène et dont l'émotion est très sincère, le pauvre Godard, dont ce fut la dernière œuvre, avait écrit une partition très franche, très vivante, très mouvementée, et merveilleusement adaptée au sujet. Il n'eut pas le temps d'y mettre la dernière, main et d'en achever l'orchestration, qui fut terminée très adroitement et très heureusement par M. Paul Vidal. Plusieurs morceaux sont à signaler dans la musique, bien venue et franche du collier de la Vivandière. Au premier acte, les excellents couplets de Marion : Viens avec nous, petit, le duo des amoureux, et la scène de la malédiction, qui est très bien traitée. Au second, les couplets comiques du sergent La Balafre, une scène charmante et pleine d'émotion entre Marion et Jeanne, la prière des deux femmes, la lecture de la lettre faite par Marion, qui tire vraiment les larmes des yeux, le récit militaire de La Balafre : En avant ! dont l'arrangement produit un effet prodigieux, et la scène de Marion avec le capitaine, qu'elle supplie de ne pas envoyer Georges à l'assaut et qui est très dramatique. Enfin, au troisième acte, la danse grotesque établie sur l'air de la Fricassée, la jolie phrase du duo des amoureux : Dans mes regards troublés, un joli mélodrame symphonique, un nouveau duo entre Marion et le capitaine, quand elle lui apprend, au péril de sa vie, que c'est elle qui a délivré le marquis, et la scène finale, dans laquelle on perçoit un souvenir du Chant du départ. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément d’Arthur Pougin, 1903]

 

 

VIVANDIÈRES DE LA GRANDE ARMÉE (LES)

 

Opérette en un acte, livret de de Forges et Jaime fils, musique de Jacques Offenbach, représentée aux Bouffes-Parisiens le 06 juillet 1859.

 

« C'était un à-propos improvisé à l'occasion de notre campagne d'Italie. Le principal charme de cette bluette résidait dans les costumes dont on avait affublé le personnel féminin que vous savez. Les cantinières des zouaves s'y donnaient la main avec celles des bersaglieri, et ce colloque de turbans et de chapeaux emplumés était pour l'œil d'un effet très satisfaisant. De tout temps il s'est trouvé pour fabriquer des pièces de circonstance, des gens dont le dévouement littéraire va jusqu'à l'oubli même de toute littérature. Quand une grande idée circule dans l'air, quand tous les esprits sont atteints de la fièvre de la curiosité, quand tous les yeux sont tournés vers les horizons du Moniteur, épiant l'apparition de quelque grand événement, il importe bien alors qu'une action dramatique sagement étudiée vous vienne émerveiller par la savante mise en scène des passions et la logique des situations qu'elle fait naître. A quoi bon, je vous prie, s'épuiser à chercher la rime opulente ? A-t-on le temps d'arrondir ses périodes et de pourlécher sa phrase, quand le costumier, qui vous attend, est là, ciseaux en main, prêt à découper des kilomètres de drap garance ? Votre prose manque-t-elle de bon sens ? votre vers est-il boiteux ? qu'importe ; tout cela est de mise dans l'occurrence. Et puis, le public oserait-il siffler ?... l'intention des auteurs est si bonne, si bien marquée au coin du patriotisme !

Donc, foin d'Aristote ! foin de « docte cabale ! » plus de classiques, plus de romantiques ! l'art fait trêve, et le métier, qui usurpe sa place, triomphe sur toute la ligne.

C'est ainsi qu'il est procédé à la confection des pièces de circonstance. En général, toutes réussissent, toutes sont acceptées comme des vignettes vivantes qui viennent compléter les récits des journaux. La foule applaudit à outrance, et pendant ce temps-là, quelques amateurs, au goût plus délicat, méditent dans leur coin sur l'abus des licences en matière d'art.

Le fait est que souvent, en de pareilles circonstances, les lois du bon sens ont été outrageusement violées, et que parfois quand le drame simulé a voulu représenter le drame réel, il en a diminué le prestige à force de gaucherie et de faux enthousiasme. Plus d'esprit, quelque peu d'invention et de style ne gâteraient rien à l'affaire.

Les spécialistes du genre, qui forment presque une classe à part dans la grande famille des auteurs dramatiques, se distinguent par la facilité supérieure avec laquelle ils savent spéculer sur l'événement du jour et faire déteindre ses couleurs caractéristiques sur les pages hâtives qu'ils font métier d'improviser en une nuit. Gens bien avisés, vous les voyez profiter du facile et trop juste enthousiasme que citent les idées de patrie, de drapeau, d'honneur, de victoire, et faire éclater cette pompeuse artillerie de mots dont ils compromettent souvent le sens héroïque.

Il faut pourtant rendre cette justice à ces messieurs qu'ils sont passés maîtres en l'art de composer les tableaux vivants et de grouper leurs héros de façon que le manteau rouge de celui-ci ressorte sur la veste bleue de celui-là.

Tout pour l'œil ! telle est la devise de ces littérateurs, dont bon nombre étaient nés avec le génie du panorama et qui, si on les y encourageait un peu, montreraient la lanterne magique avec succès. »

[Albert de Lasalle, Histoire des Bouffes-Parisiens, 1860]

 

 

VIVE L’EMPEREUR !

 

Cantate, parolier anonyme, musique de Jules Cohen, exécutée à l’Opéra-Comique (2e salle Favart) le 15 août 1860.

 

 

VIVE LA LIGNE !

 

Opérette en un acte, livret de Jules de La Guette, musique d'Auguste L'Eveillé, représentée aux Folies-Marigny le 16 mai 1868.

 

 

V’LÀ LE TAMBOUR-MAJOR

 

Opérette en un acte, livret et musique d'Eugène Moniot, représentée aux Folies-Bergère en février 1873.

 

 

VOCATION DE MARIUS (LA)

 

Vaudeville-opérette en quatre actes, livret de Fabrice Carré et Albert Debelly, musique de Raoul Pugno, représenté au théâtre des Nouveautés le 29 mars 1890.

 

 

VŒU (LE) ou LE SOLITAIRE DU CANADA

 

Opéra, musique d'Alexandre Piccinni, représenté au théâtre des Jeunes-Artistes en 1800 ou 1801.

 

 

VOILE DU BONHEUR (LE)

 

Pièce en un acte de Georges Clemenceau, avec musique de scène de Gabriel Fauré, représentée au théâtre de la Renaissance le 04 novembre 1901.

 

 

VOILE DU BONHEUR (LE)

 

Comédie lyrique en deux actes, livret de Paul Ferrier, d'après l’œuvre de Georges Clemenceau, musique de Charles Pons.

 

Créée à l'Opéra-Comique (3e salle Favart) le 26 avril 1911. — Décors d’Alexandre Bailly, costumes de Félix Régamey et Marcel Multzer. — Mise en scène d’Albert Carré.

 

 

26.04.1911

Opéra-Comique

(création)

22.01.1914

Opéra-Comique

(21e)

08.05.1923

Opéra-Comique

(24e)

Si Tchun

Jane HATTO

Nelly MARTYL

Germaine BAYE

Wen Siéou

DE POUMAYRAC

CARRIÈRE

Niny ROUSSEL

 

 

 

 

Tchang i

Jean PÉRIER

Jean PÉRIER

Julien LAFONT

Tou-Fou

F. FRANCELL

DE CREUS

VILLABELLA

Li-Kiang

Louis AZÉMA

Louis AZÉMA

Louis AZÉMA

Tchao

CAZENEUVE

CAZENEUVE

Victor PUJOL

Li-Lao

Jean LAURE

VAURS

SAUVAGEOT

Précepteur

BELHOMME

BELHOMME

Willy TUBIANA

Chef d’orchestre

Louis HASSELMANS

E. PICHERAN

M. FRIGARA

 

48 représentations à l’Opéra-Comique au 31.12.1950.

 

 

VOISINAGE (LE)

 

Opéra-comique en un acte, livret de Jean-Baptiste Pujoulx, musique de Bertaud, Gustave Dugazon, Dubuat, Louis-Barthélemy Pradher et Quinebaud, tous élèves de Henri Montan Berton au Conservatoire, représenté à l’Opéra-Comique (1re salle Favart) le 24 février 1800.

 

 

VOITURES VERSÉES (LES)

 

Opéra-comique en deux actes, livret d’Emmanuel Dupaty, musique de François-Adrien Boieldieu.

 

Première représentation à Saint-Pétersbourg, Théâtre de l’Ermitage, le 24 ou 26 avril 1808 sous le titre le Séducteur en voyage ou les Voitures versées, sur un livret de Vedel d’après la comédie de Dupaty.

 

Première à l'Opéra-Comique (salle Feydeau) le 29 avril 1820.

Mmes LEMONNIER (Madame de Melval), DESBROSSES (Aurore), PALLAR [Eugénie RIGAUT] (Élise).

MM. MARTIN (Dormeuil), PAUL (Florville), PONCHARD (Armand), CHENARD (le Rond).

 

Les archives de la salle Favart considèrent cependant comme « Première représentation » de cette œuvre celle de la reprise qui en fut faite le 05 janvier 1830.

 

Reprise à l'Opéra-Comique du 07 mai 1852 (51e représentation) :

Mmes FAVEL (Madame de Melval), FÉLIX (Aurore), MIOLAN-CARVALHO (Élise), DECROIX (Agathe), TALMON (Eugénie).

MM. BUSSINE (Dormeuil), PONCHARD (Florville), RICQUIER (Armand), LEMAIRE (le Rond), SAINTE-FOY, NATHAN et LEJEUNE (trois Voyageurs).

Chef d'orchestre : TILMANT.

 

100e représentation à l'Opéra-Comique le 24 février 1854 avec la même distribution, sauf : Zoé BELIA (Élise).

 

Reprise à l'Opéra-Comique du 5 avril 1932 (128e représentation).

Mmes Emma LUART (Madame de Merval), Andrée MOREAU (Aurore) Marie-Thérèse GAULEY (Élise), DEVA-DASSY (Agathe), BERQUIN (Eugénie).

MM. José BECKMANS (Dormeuil), Victor PUJOL (Florville), Marcel CLAUDEL (Armand), Max MARRIO (le Rond), MATHYL, JULLIA et DÉRROJA (trois Voyageurs).

Chef d'orchestre : Maurice FRIGARA.

 

134 représentations à l’Opéra-Comique au 31.12.1950, dont 7 entre le 01.01.1900 et le 31.12.1950.

  

« L'auteur a fait un livret d'opéra du vaudeville intitulé : le Séducteur en voyage, représenté au Vaudeville le 4 décembre 1806. La pièce est assez amusante et fournit très bénévolement des prétextes à des airs et à des duos. La musique est tout à fait gracieuse et charmante. Martin triomphait dans l'air : Apollon toujours préside au choix de mes invités, et dans le duo : O dolce concento, variations ingénieusement brodées sur le motif : Au clair de la lune. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VOITURIN (LE)

 

Opérette, livret et musique d’Hervé, représentée sur le théâtre Deburau, aux Champs-Elysées, en septembre 1858. Jouée par l'auteur.

 

 

VOIX HUMAINE (LA)

 

Opéra en deux actes, livret de Mélesville, musique de G. Alary, représenté à l'Opéra le 30 décembre 1861. La donnée du livret est ridicule. Il y est question d'un organiste amoureux qui compte sur l'effet du jeu de voix humaine de son instrument pour arriver à la gloire et à la possession de l'objet aimé. Un rival, en empêchant le mécanisme de l'orgue, veut le priver de ces avantages. La ruse est découverte et l'organiste triomphe. Le jeu de voix humaine est remplacé par celle d'une femme cachée dans le buffet. On ne conçoit pas qu'on puisse faire parade de tant de puérilité. La musique a été impuissante à faire vivre cet opéra. Il a été chanté par Marié, Coulon, Roudil, Dulaurens, Mlles de Taisy et Laure Durand. Il a eu treize représentations.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VOIX HUMAINE (LA)

 

Tragédie lyrique en un acte, livret de Jean Cocteau, musique de Francis Poulenc.

 

Personnage : la Femme (soprano).

 

La pièce de théâtre de Jean Cocteau fut créée à la Comédie-Française, le 17 février 1930, par Berthe Bovy. En 1959, Poulenc la transforma en monologue lyrique, écrit pour Denise Duval.

 

Représenté à l’Opéra-Comique (3e salle Favart) le 06 février 1959, mise en scène, décor et costume de Jean Cocteau, avec Denise Duval (Elle), sous la direction de Georges Prêtre. 15 représentations en 1959, 3 en 1960, 3 en 1961, 6 en 1968, 1 en 1969, soit 28 au 31.12.1972.

 

 

VOL DE NUIT

 

[Volo di notte]

Opéra italien en un acte, livret et musique de Luigi Dallapiccola, d'après le roman d'Antoine de Saint-Exupéry, représenté au Teatro della Pergola de Florence le 18 mai 1940.

 

Première à l'Opéra-Comique (3e salle Favart) le 07 octobre 1960 dans une version française de Jacques Bourgeois, mise en scène de Jean Mercure, décor de Douking. 8 représentations en 1960, 5 en 1961, 1 en 1962, 9 en 1968, soit 23 au 31.12.1972.

 

 

VOLAGE ET JALOUX

 

Opéra-comique en un acte, livret de Thomas Sauvage, musique de Rosenhain, représenté à Bade le 03 août 1863. C'est une pièce à deux personnages dans laquelle on distingue l'ouverture, une tyrolienne, une romance pour ténor, et deux duos. Les rôles ont été chantés par Fromant, Mme Faure-Lefebvre.

 

 

VOLAGE FIXÉ (LE) — Voir le Quiproquo.

 

 

VOLÉCOUR ou UN TOUR DE PAGE

 

Opéra-comique en un acte, livret d’Edmond-Guillaume-François de Favières, musique de François Devienne, représenté à l’Opéra-Comique (1re salle Favart) le 22 mars 1797.

 

 

VOLÉE DE MI-CARÊME (LA)

 

Opéra-comique en deux actes, musique d’E. Fontaine, représenté à Namur le 4 avril 1878.

 

 

VOLEURS DES VOSGES (LES) ou LA MAISON ISOLÉE

 

Opéra-comique en un acte, représenté au théâtre des Folies-Dramatiques le 6 mai 1832. C'est la reprise de l'opéra de Dalayrac réduit en un acte.

 

 

VOLIÈRE (LA)

 

Opérette en trois actes, livret de Nuitter et Beaumont, musique de Charles Lecocq, représentée au théâtre des Nouveautés le 09 février 1888 avec MM. Brasseur père et fils, Jourdan, Gaillard, Tony Riom, Mlles Lardinois, Richard.

 

 

VOLIÈRE (LA)

 

Opérette de salon en un acte, livret et musique de Gustave Nadaud, publiée chez l'éditeur Heugel.

 

 

VOLONTAIRES DE LA RÉPUBLIQUE (LES)

 

Opéra-comique en un acte, livret d’E. Le Roy, musique de M. Boisson, représenté à Châlons-sur-Marne le 21 janvier 1886.

 

 

VOLTIGEURS DE LA 32e (LES)

 

Opéra-comique en trois actes, livret d’Edmond Gondinet et Georges Duval, musique de Robert Planquette, représenté au théâtre de la Renaissance le 7 janvier 1880. La pièce est aussi invraisemblable que peu intéressante. Il y est question d'un marquis de Flavignoles, ancien émigré, qui reçoit du premier consul l'ordre de donner sa fille en mariage à un officier, et qui élude cette injonction tyrannique en substituant à sa vraie fille la chevrière Nicolette. Tout se découvre sans peine, car le lieutenant Richard n'est pas assez sot pour ne pas faire de différence entre une gardeuse de chèvres et la fille d'un marquis. C'est donc une opérette, et non un opéra-comique, que l'auteur des Cloches de Corneville a eue à mettre en musique et la nature des idées s'en est sans doute ressentie. Le premier acte est d'un caractère enjoué, rempli de couplets, de valses chantées, de fanfares ; dans le second, on a applaudi les couplets du tambour-major, une valse et une polka, et au troisième un chœur d'officiers. Chanté par Ismaël, Marchetti, Lary ; Mlles Granier, Mily-Meyer ; Mme Desclauzas.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément, 1880]

 

 

VOYAGE AUTOUR DE MA CHAMBRE (LE)

 

Opéra-comique en un acte, livret de Xavier Saintine, Félix Duvert et Augustin de Lauzanne, musique d'Albert Grisar, représenté à l'Opéra-Comique (2e salle Favart) le 12 août 1859, avec Mlles Henrion, Prost, MM. Couderc, Berthelier, Lemaire, Troy.

 

« Cette pièce, dont le sujet n'a aucun rapport avec la délicieuse fantaisie littéraire de Xavier de Maistre, convient mieux au genre du Palais-Royal qu'à celui de l'Opéra-Comique. La musique est toujours élégante et habilement écrite. »

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VOYAGE AVANT LA NOCE (LE)

 

Opérette en trois actes, livret de Victor de Cottens et Robert Charvay, musique de Louis Varney, représentée au théâtre Trianon le 19 décembre 1902.

 

 

VOYAGE DANS LA LUNE (LE)

 

Opéra-féerie en quatre actes et vingt-trois tableaux, livret d’Eugène Leterrier, Albert Vanloo et Arnold Mortier, musique de Jacques Offenbach, représenté au théâtre de la Gaîté le 26 octobre 1875. Les morceaux remarqués dans cette olla-podrida sont la romance du prince Caprice à la lune, le chœur des astronomes, le madrigal : Je regarde vos jolis yeux, l'air du charlatan et des airs de ballet. Chanté par Christian, Grivot, Mme Zulma Bouffar et Mlle Marcus.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément, 1876]

 

 

VOYAGE DE CHAUDFONTAINE (LE)

 

Opéra bouffe en trois actes, en langue wallonne, musique de Jehan-Noël Hamal, représenté à Liège en 1757. Une adaptation de cette bouffonnerie, dont le caractère local ne pouvait malheureusement nous présenter qu'un intérêt médiocre, a été faite par M. H. de Fleurigny, et l'ouvrage a été ainsi représenté à Paris, au théâtre des Nouveautés, en juin 1890, par une troupe très satisfaisante d'artistes belges. La musique est vive, alerte, franche du collier, et l'on y rencontre plusieurs morceaux d'un véritable intérêt : au premier acte, l'air à vocalises du sergent : Apaisez-vous, mes tourterelles, et un chœur final très harmonieux ; au second, l'ariette de Rose : L’entendez-vous ? la chanson en duo : Je voudrais faire un voyage, qui est d'une grâce exquise, et la ronde en chœur du cramillan, qui est vraiment d'une gaieté folle ; enfin, au troisième, les couplets fort amusants du batelier, et l'air de Rose : Au diable la séquelle, qui est d'un excellent sentiment comique. C'est là un échantillon très curieux et très original de la musique dramatique du XVIIIe siècle.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, supplément d’Arthur Pougin, 1903]

 

 

VOYAGE DE CORBILLON (LE)

 

Vaudeville-opérette en quatre actes, livret d’Antony Mars, musique de Victor Roger, représenté au théâtre Cluny le 30 janvier 1896.

 

 

VOYAGE DE COUR (LE) ou LES ABSENTS ONT TORT

 

[ou le Voyage à la cour]

Opéra-comique en un acte, livret de Merville, musique de Giuseppe Catrufo, représenté à l’Opéra-Comique (salle Feydeau) le 20 août 1825.

 

« Une jeune personne (Roselinde) donne un asile à l'ancien favori du prince, et captive ce dernier qui allait épouser sa sœur. Le futur qu'il destinait d'abord à Roselinde est éconduit, et le favori rentre en grâce. Cette petite pièce était originairement en trois actes ; réduite ainsi elle a, dit-on, perdu une partie de ses avantages. Succès contesté ; l'auteur l'a retirée à la troisième représentation. »

[Almanach des spectacles, 1826]

 

 

VOYAGE DE LA MARIÉE (LE)

 

Opérette à grand spectacle en trois actes et neuf tableaux, livret de Paul Ferrier et Maurice Ordonneau, musique d’Edmond Diet, ballets de Justin Clérice, représentée à Bruxelles, Galeries Saint-Hubert, le 09 décembre 1904.

 

 

VOYAGE DE MM. DUNANAN PÈRE ET FILS (LE)

 

Opéra bouffon en deux actes et quatre tableaux, livret de Siraudin et Jules Moineaux, musique de Jacques Offenbach, représenté aux Bouffes-Parisiens le 22 mars 1862. La barcarolle : A Venezia la bella, a laissé quelques souvenirs.

 

 

VOYAGE EN AMÉRIQUE

 

Opéra bouffe en 4 actes, livret de Maxime Boucheron et Hippolyte Raymond, musique d’Hervé, représentée au théâtre des Nouveautés le 16 septembre 1880.

 

 

VOYAGE EN CHINE (LE)

 

Opéra-comique en trois actes, livret d’Eugène Labiche et Alfred Delacour, musique de François Bazin, représenté à l'Opéra-Comique (2e salle Favart) le 09 décembre 1865, mise en scène d’Ernest Mocker.

 

Première à la Monnaie de Bruxelles le 05 septembre 1866 avec Mmes Daniele (Marie), Flory (Berthe), Viette (Mme Pompéry), MM. Jourdan (Henri de Kermoisan), Monnier (Pompéry), Achard (Alidor de Rosenville), Mengal (Bonneteau).

 

 

VOYAGE EN ÉCOSSE (LE)

 

Opéra-comique en un acte, livret de MM. Cottu et Lecomte, musique de Victor Roger, représenté à Lille le 17 mai 1888.

 

 

VOYAGE IMPROMPTU (LE) ou SERA-T-IL MÉDECIN ?

 

Opéra-comique en un acte, livret d'Aubertin et Dumersan, musique d’Antonio Pacini, représenté à Paris, théâtre Montansier le 05 avril 1806. => livret

 

 

VOYAGE INCOGNITO (LE)

 

Opéra-comique en un acte, livret de René-Richard Castel (pseudonyme de Planard), musique de Ferdinand Gasse, représenté à l’Opéra-Comique (salle Feydeau) le 1er juillet 1819.

 

 

VOYAGES DE L'AMOUR (LES)

 

Ballet en quatre actes, avec un prologue, livret de Labruère, musique de Boismortier, représenté par l'Académie royale de musique le 3 mai 1736. Cet ouvrage fut monté avec un grand luxe et interprété par des artistes célèbres. Le rôle de l'Amour était rempli par Jélyotte, celui de Daphné par Mlle Pélissier ; les autres étaient répartis entre Chassé, Dun, Cuvillier, Tribou et Mlles Lemaire, Fel, Antier. Mlle Sallé parut dans la dernière entrée. Boismortier a composé beaucoup de musique ; il n'en est rien resté qu'un motet religieux bien traité : Fugit nox.

[Félix Clément, Dictionnaire des opéras, 1869]

 

 

VOYAGES DE ROSINE (LES)

 

Opéra-comique en trois actes, livret de Pierre-Yvon Barré et Pierre-Antoine-Augustin de Piis, d’après Rosine ou Tout vient à point à qui peut attendre, conte d’Alexis Piron, musique de vaudevilles, représenté à l’Opéra-Comique (1re salle Favart) le 20 mai 1783.

 

 

VRAIS SANS-CULOTTES (LES)

 

Opéra-comique en un acte, livret de Rezicourt, musique de Lemoyne, représenté à Feydeau le 12 mai 1794.

 

 

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